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Opinion Africaine

La Suisse abritera le XIIIe Sommet de la Francophonie en 2010

17 Décembre 2009 , Rédigé par APPA Publié dans #Organisations internationales.

25e session de la Conférence ministérielle de la Francophonie

La Suisse abritera le XIIIe Sommet de la Francophonie en 2010,

année du quarantième anniversaire de l’Organisation

 

A l’occasion de la 25e session de la Conférence ministérielle de la Francophonie (CMF), les ministres des 56 Etats et gouvernements membres de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et des 14 pays observateurs se sont réunis à Paris les 15 et 16 décembre 2009 sous la présidence de l’Honorable Josée Verner, ministre des Affaires intergouvernementales et ministre de la Francophonie du Canada et de SEM Pierre Arcand, ministre des Relations internationales et ministre responsable de la Francophonie du Québec.

 

A la suite de la suspension de Madagascar, dont la candidature avait été retenue pour accueillir le XIIIe Sommet de la Francophonie , et des consultations effectuées par la Présidence du Sommet en vue de susciter d’autres candidatures pour accueillir le Sommet de 2010, la candidature de la Suisse , seul pays à avoir répondu favorablement à ces sollicitations, a été retenue. Par conséquent, le XIIIe Sommet de la Francophonie se tiendra à Montreux, en Suisse, du 22 au 24 octobre 2010, année du 40e anniversaire de la Francophonie. La Conférence ministérielle a en outre saisi cette occasion pour rappeler la décision du Sommet de Québec de tenir le XIVe Sommet de la Francophonie en 2012 à Kinshasa, en République Démocratique du Congo.

 

La Conférence ministérielle a également fait sienne la recommandation soumise à son attention par le Conseil d’orientation du Conseil International des Jeux de la Francophonie (CIJF), qui recommandait la ville de Nice, pour accueillir la VIIe édition des Jeux de la Francophonie en 2013. Les membres de la CMF ont réitéré leurs félicitations au Liban pour l’excellente organisation et le grand succès de la VIe édition des Jeux de la Francophonie à Beyrouth.

 

En rendant hommage à l’engagement du Secrétaire général dans les différents dossiers politiques et diplomatiques, la Conférence ministérielle a marqué son appui à l’OIF dans ses actions d’accompagnement des processus de sortie de crise, de transition démocratique et de consolidation de la paix, ainsi que dans les efforts qu’elle déploie en vue du renforcement de la concertation francophone et de la coopération avec les partenaires francophones et internationaux. En conséquence, elle a fait siennes les résolutions du CPF sur la Guinée , le Niger et la Mauritanie , en saluant la levée des mesures prises à l’encontre de ce pays et son retour au sein des Instances de l’OIF. Dans une résolution portant sur le conflit entre Djibouti et l’Erythrée, les membres de la CMF ont fermement condamné l’action militaire conduite par l’Érythrée à l’encontre des territoires de Ras Doumeira et de l’île de Doumeira, et a exigé de l’Érythrée qu’elle retire immédiatement et inconditionnellement ses forces armées. En outre, condamnant et déplorant tout acte de piraterie et vol à main armée commis contre des navires au large des côtes somaliennes, la CMF a, dans une autre résolution, demandé aux États membres qui en ont les moyens de participer à la lutte contre la piraterie et les vols à main armée au large des côtes somaliennes en particulier, conformément au droit international. Enfin, la CMF a adopté une troisième résolution relative aux opérations de maintien de la paix portant notamment sur la mise en place d'un réseau structuré d'experts compétents  et sur un appui aux États francophones qui s'engagent volontairement à déployer des personnels dans les opérations de maintien de la paix.

 

La Conférence ministérielle a appuyé les décisions du CPF relatives à la programmation quadriennale de l’OIF pour l’exercice 2010-2013 et à la gestion des ressources humaines de l’Organisation. Conformément à l’article 4 de la Charte de la Francophonie, la CMF a adopté les résolutions portant sur le budget et la fixation des contributions statutaires de l’OIF pour l’exercice 2010-2013.

 

A la fin de la Conférence , le Canada et le Canada-Québec, hôte et co-hôte du XIIe Sommet de la Francophonie , ont transmis la présidence de la Conférence ministérielle à la Suisse qui abritera le XIIIe Sommet de la Francophonie , du 22 au 24 octobre 2010.

 

 

Contacts Presse :

 

§ Julie Tilman, Attachée de presse du Secrétaire général , tél. 33.1. 44.11.12. 68 julie.tilman@francophonie.org

 

Julie Tilman  
Attachée de presse du Secrétaire général
Organisation internationale de la Francophonie
28, rue de Bourgogne
75007 Paris
Tel. 00.33.1.44.11.12.68
Fax. 00.33.1.44.11.12.87
http://www.francophonie.org

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Copenhague : les pays francophones adoptent une déclaration

16 Décembre 2009 , Rédigé par APPA Publié dans #Organisations internationales.

 

 

 

 

Communiqué de presse

 

 

CP/COM/NH/42/09

 

                      Copenhague, le 16 décembre 2009

 

Conférence de Copenhague : la Francophonie adopte une Déclaration sur la lutte contre les changements climatiques

 

Les ministres et chefs de délégations représentant les États et gouvernements membres de la Francophonie, réunis à Copenhague le 16 décembre 2009 par l’Organisation internationale de la Francophonie, ont réaffirmé leur engagement pour une forte mobilisation en faveur de la lutte contre les changements climatiques et souligné le rôle de la coopération pour renforcer les capacités d’action et l’expertise des pays de l’espace francophone pour s’adapter aux changements climatiques.

 

Conscients de l’importance de la concertation francophone dans les négociations multilatérales et désireux de jouer un rôle mobilisateur auprès des grandes économies afin que des engagements définitifs soient pris pour ralentir et arrêter la croissance mondiale des émissions de gaz à effet de serre et enfin les réduire au niveau indiqué par le GIEC*, les représentants francophones ont adopté à l’issue de la concertation ministérielle une Déclaration qui appelle plusieurs actions :

 

§         La mobilisation de tous leurs atouts politiques pour la ratification des instruments internationaux relatifs à l’environnement et pour mener à bien les négociations dans le cadre de la CCNUCC* ;

§         L’exploitation de toutes les opportunités techniques et financières offertes par la communauté des partenaires au développement, notamment francophones, pour accompagner et assister les pays en développement dans la prise en charge des changements climatiques ;

§         La mobilisation de chacun pour inclure les changements climatiques dans ses stratégies de développement et dans tous les processus pertinents de prise de décision;

§         Le renforcement des capacités et l’expertise des pays de l’espace francophone, particulièrement celles des pays en développement, en poursuivant le transfert de savoir-faire et de technologies propres, ainsi que l’appui à la concertation et à la mise en place de plans nationaux d’adaptation aux changements climatiques ;

§         Le développement de programmes de réduction des émissions des gaz à effet de serre en renforçant, dans la mesure du possible, la participation des pays francophones intéressés aux projets utilisant les mécanismes de développement propres (MDP) du protocole de Kyoto ;

§         La coordination des actions avec les différents acteurs et partenaires de développement, entre autres, les fonds multilatéraux et les opérateurs de la Francophonie. L ’Organisation internationale de la Francophonie, via son Institut de l’Énergie et de l’Environnement (IEPF) pourrait faciliter cette coordination dans le cadre de son mandat touchant au changement climatique.

 

Cette concertation ministérielle a également donné lieu à la signature d’un protocole d’accord pour la production en langue française du Bulletin des négociations de la terre, entre l’Institut international du développement durable (IISD), la France, la Région wallonne de Belgique, le Canada-Québec et l’Organisation internationale de la Francophonie.

 

Sous la présidence de l’Honorable Jim Prentice, ministre de l’Environnement du Canada, les participants ont suivi les débats et les interventions de Monique Barbut, présidente et directrice générale du Fonds mondial pour l’Environnement, Chantal Jouanno, secrétaire d’État chargée de l’Écologie (France), Line Beauchamp, ministre de l’Environnement (Québec), Bruno Ituoua, ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique (Congo) et Clément Duhaime, Administrateur de l’Organisation internationale de la Francophonie.

 

La Francophonie, qui réunit des pays allant des plus riches aux plus pauvres de la planète, s’est mobilisée pour la pleine participation des pays francophones du Sud aux négociations sur les principaux enjeux de la conférence de Copenhague. Lors des séances plénières les 16 et 17 décembre, 51 pays francophones se sont inscrits pour prendre la parole dont 19 chefs d’État, 4 vice-présidents, 10 premiers ministres et 18 ministres.

 

* GIEC : Groupe international d’experts sur l’évolution du climat

* CCNUCC : Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques

 

Plus d’informations :

Institut de l’Énergie et de l’Environnement de l’Organisation internationale de la Francophonie (IEPF)

www.iepf.org

 

 

CONTACTS PRESSE

 

 

Anissa Barrak, chef du service de communication de la Francophonie  anissa.barrak@francophonie.org

Nathalie Heneman, chargée des relations médias  Tél. : 33 (0)1 44 37 32 52  nathalie.heneman@francophonie.org

Louis-Noël Jail, responsable du service Information et documentation à l’IEPF - ln.jail@iepf.org

 

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Sommet Afrique-France : printemps 2010 en France

16 Décembre 2009 , Rédigé par APPA

Le Figaro 15/12/2009

Initialement annoncé cet hiver en Égypte, le traditionnel sommet France-Afrique aura finalement lieu en France au printemps. C’est le secrétaire d’État à la Coopération, Alain Joyandet, qui l’a confirmé au Figaro. La décision a été prise, lundi, lors d’un entretien entre Nicolas Sarkozy et Hosni Moubarak.

 L’éventuelle présence en Égypte du président soudanais, Omar el-Béchir, poursuivi pour crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale, indisposait les Français. Le Caire n’entendait pas interdire au chef de l’État soudanais l’entrée sur son territoire. La tenue du sommet en France a donc été jugée plus simple.

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France : Conférence nationale sur la diversité

15 Décembre 2009 , Rédigé par APPA Publié dans #A ne pas rater.

Communiqué de presse
Paris, le 15 décembre 2009
 
 
Le Cercle de la diversité (présente son nouveau visage, ses perspectives et ses 35 candidats aux Régionales 2010,
lors d'une Conférence nationale sur la diversité ce jeudi 17 décembre à 17h30 à l'Assemblée Nationale
 
 
Un an après le discours fondateur du Président de la République sur la diversité à l'Ecole Polytechnique, le Cercle de la diversité (CDR) organise une Conférence nationale sur la diversité le jeudi 17 décembre 2009 (accueil à 17h30) à l'Assemblée Nationale, sous le patronage de Yves JEGO, Ancien Secrétaire d'Etat à l'outre-mer et Député de la Seine-et-Marne, sur le thème "la diversité dans la majorité présidentielle" : quels rôles et quelle place ?
 
L'occasion pour le jeune mouvement politique officiellement constitué en association le 20 décembre 2008 - après deux années de fonctionnement sous la forme d'un comité de soutien à la candidature de Nicolas SARKOZY à la Présidentielle, puis d'un groupe de réflexion - de faire le bilan des annonces du Président de la République, d'examiner les propositions du rapport Yazid SABEG et d'analyser les promesses et engagements de l'UMP et des partis soutiens du Président et du Gouvernement, et de promouvoir l'égalité et la diversité culturelle et sociale dans l'entreprise, les médias, la politique.
 
Entouré des 100 délégués locaux de 33 départements, de militants et citoyens, Dogad DOGOUI, Président du Cercle de la Diversité présentera les 35 candidats proposés pour porter ses couleurs sur 15 listes UMP aux élections régionales.
 Il abordera également ses perspectives politiques pour constituer dès 2010 un vivier de "Réservistes de la République" à partir de ses 3500 membres actuels, afin de préparer l'émergence d'élus du mouvement aux prochaines consultations, et d'assurer des victoires à la majorité présidentielle à l'occasion des seconds tours des élections (2011, 2012, 2014). 
 
Aujourd'hui constitué en association autonome, le Cercle de la diversité a proposé à l'UMP un vivier d'élus et de cadres expérimentés et militants à promouvoir dans les 10 premières places des listes de la majorité présidentielle aux élections régionales de 2010, puis aux cantonales (2011) et aux législatives (2012), en préparant les élections territoriales (2014). Ce nouveau mouvement politique ouvert sur la toute diversité française, souhaite apporter sa caution, ses réseaux et son énergie au renouvellement et à la diversité des élus de la majorité en apposant son logo "Diversité" sur les affiches de ses candidats, aux côtés des logos de l'UMP et des partis et mouvements associés : Nouveau Centre, Parti Radical, Parti Chrétien Démocrate, Gauche Moderne, Progressistes. 
 
 
Contact presse : Dogad DOGOUI
Président du Cercle de la diversité
34 boulevard des Italiens 75009 Paris
+336 69 55 20 20
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Cameroun : Le journaliste Jean-Bosco Talla en détention

15 Décembre 2009 , Rédigé par APPA Publié dans #Parution-Médias.

Jean-Bosco Talla, le directeur de publication du journal Germinal, placé depuis quelques jours en garde à vue dans une cellule du Sécrétariat d'Etat à la Défense (SED), a été conduit cette nuit (14 décembre 2009 autour de 20h30) à la prison centrale de Yaoundé-Kondengui où il a été placé en détention très provisoire.
 
Selon des informations, M. Talla fera l'objet, "exceptionnellement ", d'un procès marathon demain matin au tribunal de grande instance du Mfoundi à Yaoundé, lequel aboutira, "sur instruction du Palais", à une condamnation sur le chef d'atteinte à l'honneur du chef de l'Etat, M. Paul Biya.
 
Le pouvoir de M. Paul Biya serait, en effet, très gêné par la pression médiatique nationale et internationale subie suite à la décision de faire arrêter le journaliste. La stratégie de la condamnation en instance devrait envoyer le journaliste dans les méandres des complexes procédures judiciaires, ce qui poussera les organisations de défense de la liberté de la presse et les politiques à oublier progressivement le concerné comme ce fut le cas pour d'autres comme Lexis Medjo, le directeur de publication de La Détente Libre.
 
Jean Marc Soboth - Adviser (Reserve) to the Executive Committee International Federation of Journalists (IFJ) - Steering Committee Member, Federation of Africa Journalists (FAJ) - First Secretary, Cameroon Journalists' Trade Union, CJTU / Syndicat National des Journalistes du Cameroun, SNJC - Full Member of IFJ - Affiliate to Commonwealth Journalists Association, CJAHeadquarters at : Akwa Bd Ahmadou Ahidjo (near Lipacam)
P.O. Box: 5580 Akwa Douala - Rep of Cameroon - Phone : + 237 9 996 90 37 - Fax : + 237 3 342 66 29  
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Exposition/Unesco : La Bible, patrimoine mondial de l'humanité

15 Décembre 2009 , Rédigé par APPA Publié dans #A ne pas rater.

L’Alliance biblique française (ABF) inaugure sa nouvelle exposition
itinérante « La Bible, patrimoine mondial de l’humanité » du 8 au 12
février 2010 à l’UNESCO.

Cette exposition interactive et multimédia présente diverses facettes de la
Bible d’un point de vue culturel, historique et littéraire, sans a priori
confessionnel. Elle est destinée à un large public, connaisseur ou
néophyte, croyant ou non. Ouverte sur les cultures et les religions du
monde, elle contribue à mettre en valeur l’influence de la Bible dans des
domaines aussi variés que la littérature, l’histoire des peuples dans
différentes aires culturelles, ou l’histoire de l’art.

Le projet bénéficie du soutien et de la coopération de la Commission
nationale française pour l’UNESCO.

L’exposition s’organise autour de six modules thématiques répartis sur
400 m2 : Genèse de la Bible, La Bible transmise, Bible en traductions, Les
mondes de la Bible, Bible et cultures, Un livre de rencontres.

L’Alliance biblique française est une association loi 1901, qui travaille
à traduire et faire connaître la Bible, en collaboration avec les Eglises
catholique, protestantes et orthodoxes, et des organismes culturels non
confessionnels.

Dates : du 8 au 12 février 2010

Lieu : Maison de l’UNESCO, 7 Place de Fontenoy, PARIS 7ème (Métro :
Ségur, Cambronne, Ecole militaire ; Bus : 28, 80).

Horaires : 9h30 - 17h30. Entrée libre, se munir d’une pièce d’identité.
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Procès Bolloré contre France Inter

15 Décembre 2009 , Rédigé par APPA Publié dans #ONG-Associations.

Procès en diffamation de Bolloré contre France Inter,

ou comment intimider les médias qu'on ne peut pas contrôler ?


Communiqué de Survie, le 15 décembre 2009

Devant les révélations qui se multiplient sur les pratiques du groupe Bolloré en Afrique, Vincent Bolloré contre-attaque par voie judiciaire. Une manière de prévenir tous ceux des journalistes et militants associatifs, français et camerounais, qui enquêtent sur ses activités africaines ?

Ce mardi 15 décembre, France Inter, Lionel Thompson (producteur) et Benoît Collombat (journaliste) sont cités à comparaître pour diffamation publique devant la 17ème Chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris.
La raison ? Le 29 mars 2009, France Inter diffusait dans le cadre de l’émission Interception, à de multiples reprises primée pour sa qualité, « Cameroun, l’empire noir de Vincent Bolloré ». Un reportage riche en témoignages sur les entreprises Bolloré au Cameroun : gestion du chemin de fer, dragage du port, gestion des plantations de palmiers... C’était un éclairage supplémentaire sur les pratiques du groupe Bolloré après les nombreuses accusations de violation des droits sociaux, déforestation ou pollution environnementale portées par Survie, des personnalités (1) et ONG françaises (2) et camerounaises.
Après avoir investi dans le contrôle direct de la presse écrite et audiovisuelle (Direct 8Direct Soir…) ou indirect via ses annonceurs (par exemple Havas), le groupe Bolloré, soucieux de préserver l'image de ses juteuses activités africaines, opte aujourd'hui pour la stratégie d'intimidation à l'égard des médias et journalistes qui délivrent encore à son sujet une information fiable et indépendante.

Atteint dans « son honneur », Bolloré n’est pourtant plus si pressé d’en découdre. Alors que la défense fait appel à des employés du groupe Bolloré, syndicalistes, journalistes, organisations de défense des droits de l’Homme et même hauts cadres de l’administration camerounaise ayant traité avec le groupe Bolloré, celui-ci a demandé, sans succès, le report de l'audience, espérant visiblement limiter la présence de ces témoins camerounais (3). Peur d’un grand déballage ? Curieux hasard : l’un des témoins s’est même vu refuser le visa d’entrée en France alors qu’il y voyage très régulièrement, et surtout, qu’il est cité à comparaître !

L’association Survie dénonce ce nouvel exemple d'instrumentalisation de la Justice pour étouffer l'information liée au pillage françafricain, à l'instar des procès subis par Survie, Denis Robert ou encore les auteurs et éditeurs de Noir Canada outre-Atlantique. Alors que le groupe Bolloré s’en prend au devoir d’informer des journalistes, il est important de rappeler que la liberté de la presse est un pilier non négociable de la démocratie, surtout lorsque sont mis en cause des pouvoirs économiques proches de l’exécutif.

(1) Eva Joly, Présidente de la Commission du Développement au Parlement Européen, l’a classé en bonne place parmi les pilleurs françafricains du continent
(2) Le groupe Bolloré s’est notamment vu attribuer le mois dernier la première place du « Prix Pinocchio du développement durable », catégorie « Droits humains », décerné chaque année par les Amis de la Terre.
(3) Pius Njawé, directeur du journal Le Messager, Emmanuel Etoundi Oyono, actuel directeur de la Mission d’aménagement et d’équipements des terrains urbains et ruraux (Maetur), Hilaire Kamga, président de l’ONG Nouveaux droits de l’homme, Edouard Tankoué, secrétaire général du Syndicat national des inscrits maritimes et assimilés du Cameroun et Jean Marc Bikoko, président de la Centrale syndicale du secteur public.

Contact presse : Olivier Thimonier olivier.thimonier@survie.org Tél. : 01 44 61 03 25

 -- Olivier Thimonier Secrétaire général olivier.thimonier@survie.org Association Survie 210, rue St Martin 75003 Paris Tél. : 01 44 61 03 25 Fax. : 01 44 61 03 20 http://survie.org 
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L'ONU doit faire cesser les atrocités à l'est du Congo

14 Décembre 2009 , Rédigé par APPA Publié dans #ONG-Associations.

ONU : Le Conseil de sécurité doit agir pour que cessent les atrocités dans l’est du Congo

L’organe exécutif des Nations Unies devrait déployer de toute urgence dans cette région un Groupe d’experts sur la protection des civils

 

(New York, le 13 décembre 2009) – Le Conseil de sécurité des Nations Unies devrait agir de toute urgence pour protéger les civils dans l’est de la République démocratique du Congo contre les attaques atroces commises par des forces gouvernementales et rebelles, et garantir que les soldats du maintien de la paix ne sont pas impliqués dans des exactions, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui.

 

Le rapport de 183 pages, « ‘Vous serez punis’ : Attaques contre les civils dans l’est du Congo », documente en détail le meurtre délibéré de plus de 1 400 civils entre janvier et septembre 2009 au cours de deux opérations successives de l’armée congolaise contre une milice hutue rwandaise, les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

Ce rapport s’appuie sur 23 missions d’enquête menées cette année par Rights Watch, ainsi que sur des entretiens avec plus de 600 victimes, témoins et membres des familles des victimes.

 

« La poursuite des meurtres et des viols commis par toutes les parties au conflit dans l’est du Congo montre que le Conseil de sécurité de l’ONU a besoin d’une nouvelle approche  concernant la protection des civils », a indiqué Anneke Van Woudenberg, chercheuse senior à Human Rights Watch. « Le Conseil de sécurité devrait envoyer un groupe d’experts au Congo pour impulser un véritable plan de protection des civils. »

 

Des soldats de l’armée congolaise et des combattants rebelles des FDLR s’en sont pris aux civils, les accusant d’être des collaborateurs, et ils les ont « punis » en massacrant un grand nombre d’entre eux à coups de machette. Les deux parties belligérantes ont aussi abattu des civils qui tentaient de s’enfuir ou les ont brûlés vifs dans leurs maisons. Certaines victimes ont été ligotées ensemble avant que selon un témoin on ne leur « tranche la gorge comme à des poulets ». La majorité des victimes étaient des femmes, des enfants et des personnes âgées.

 

Human Rights Watch a recommandé la création et le déploiement immédiats d’un Groupe d’experts sur la protection des civils qui fasse avancer des mesures spécifiques visant à améliorer les stratégies de protection des civils dans l’est du Congo . Alan Doss , le représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU au Congo , s’adressera au Conseil de sécurité le 16 décembre. Le 21 décembre, il est prévu que le Conseil de sécurité vote sur le renouvellement du mandat de la MONUC, la mission de maintien de la paix de l’ONU au Congo.

 

Human Rights Watch a exhorté la force de maintien de la paix à cesser immédiatement tout soutien aux opérations militaires en cours jusqu’à ce que des procédures claires, assorties des moyens de les mettre en œuvre et de les évaluer, soient mises en place pour empêcher les violations du droit international humanitaire. Human Rights Watch a aussi appelé à ce que tous les commandants ayant un passé reconnu d’atteintes aux droits humains soient écartés des responsabilités opérationnelles. Les procédures et les conditions devraient être rendues publiques.

 

Au cours des neuf premiers mois de 2009, l’ONU a enregistré plus de 7 500 cas de violences sexuelles contre des femmes et des filles dans les provinces du Nord et du Sud Kivu, dans l’est du Congo. Ces chiffres dépassent presque ceux qui ont été enregistrés pour toute l’année dernière et ne représentent probablement qu’une fraction du total. La plupart des femmes et des filles ont été violées en groupe, certaines si brutalement qu’elles en sont mortes. De nombreuses femmes et filles ont été retenues comme esclaves sexuelles tant par des soldats de l’armée congolaise que par des combattants FDLR tout au long de semaines ou de mois ; elles ont été violées à maintes reprises et certaines ont été mutilées puis tuées à coups de machette, ou bien par un tir dans le vagin.

 

L’une des plus jeunes victimes de viol, selon les recherches de Human Rights Watch, était une fillette de neuf ans violée par des combattants FDLR le 27 janvier dans le village de Ngwilo, en territoire Masisi, alors qu’elle fuyait les combats avec sa mère. Les FDLR ont d’abord violé la mère et introduit un gros bâton dans son vagin, entraînant une blessure grave qui a provoqué sa mort. Quand la fillette s’est mise à pousser des cris de détresse, les FDLR l’ont violée elle aussi.

 

« De nombreux ambassadeurs du Conseil de sécurité de l’ONU se sont rendus au Congo et ont exprimé leur indignation devant l’ampleur massive des violences sexuelles», a déclaré Anneke Van Woudenberg. « Néanmoins le nombre de viols continue d’augmenter – au lieu de diminuer – dans l’est du Congo. L’indignation des ambassadeurs doit donc se traduire par des actes décisifs et efficaces pour aider à protéger ces femmes et ces filles. »

 

En janvier, les gouvernements congolais et rwandais ont entamé des opérations militaires conjointes contre les FDLR dont la première, connue sous le nom d’Umoja Wetu, a duré cinq semaines. Celle-ci a été suivie en mars d’une deuxième opération militaire, Kimia II, menée avec le soutien des soldats du maintien de la paix de l’ONU, et qui se poursuit à l’heure actuelle.

 

Le gouvernement congolais a affirmé que les opérations militaires avaient pour but d’apporter la paix et la sécurité dans cette région instable, mais cela n’a pas été le cas. Human Rights Watch a documenté des crimes horribles commis contre les civils par les FDLR, l’armée congolaise et, dans certains cas, par l’armée rwandaise, au cours des opérations militaires. Les enquêtes de Human Rights Watch relient de hauts commandants des FDLR et plusieurs officiers de l’armée congolaise à certaines des pires atrocités. Bon nombre des exactions équivalent à des crimes de guerre et peut-être même à des crimes contre l’humanité.

 

Les soldats du maintien de la paix de l’ONU ont accompli des efforts importants pour protéger les civils sur un terrain qui est complexe et difficile, a reconnu Human Rights Watch. Mais le rôle de la force de maintien de la paix comme acteur conjoint dans les opérations militaires, apportant un soutien substantiel à l’armée congolaise, a impliqué les soldats du maintien de la paix dans les exactions et a porté atteinte à l’objectif primordial de la mission, qui est de protéger les civils.

 

Le Groupe d’experts sur la protection des civils devrait être créé afin de mener des enquêtes et de formuler des recommandations spécifiques sur les besoins et les lacunes du dispositif de protection des civils dans l’est du Congo, a ajouté Human Rights Watch. Ce Groupe d’experts devrait évaluer les circonstances dans lesquelles se déroulent les attaques contre les civils, les mesures prises par les soldats du maintien de la paix pour remplir leur mandat de protection des civils, et les meilleurs moyens de soutenir ces activités.

 

Le 11 novembre, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté la Résolution 1894, qui réitère l’engagement du Conseil « de répondre aux situations de conflit armé où les civils sont pris pour cible…, y compris en envisageant des mesures appropriées à la disposition du Conseil de sécurité ». Human Rights Watch a souligné que la situation dans l’est du Congo sert actuellement de test à cet engagement.

 

« Le Conseil de sécurité doit donner des instructions claires et concrètes  aux soldats du maintien de la paix de l’ONU au Congo», a insisté Anneke Van Woudenberg. « L’envoi d’un Groupe d’experts et la clarification auprès de l’armée congolaise des conditions auxquelles les soldats du maintien de la paix travailleront avec ses propres troupes peuvent jouer un rôle crucial pour faire cesser les exactions et garantir que les soldats du maintien de la paix de l’ONU ne seront pas impliqués dans de futures atrocités. »

 

La version anglaise du rapport de Human Rights Watch, «  ‘You Will Be Punished’: Attacks on Civilians in Eastern Congo, » («  ‘Vous serez punis’ : Attaques contre les civils dans l’est du Congo »), ainsi que la traduction française du résumé et des recommandations, sont disponibles ici :

http://www.hrw.org/sites/default/files/reports/drc1209frsumandrecs.pdf

 

La version intégrale en français du rapport sera prochainement mise en ligne sur la page RD Congo du site de Human Rights Watch :

http://www.hrw.org/fr/africa/democratic-republic-congo

 

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

À New York, Anneke Van Woudenberg (anglais, français) : +44-77-11-66-4960 (portable)

À New York, Steve Crawshaw (anglais) : +1-212-216-1217 ; ou +1-917-385-2642 (portable)

À Washington, DC, Jon Elliott (anglais, français) : + 1-202-612-4348 ; ou +1-917-379-0713 (portable)

À Paris, Jean-Marie Fardeau (français, anglais, portugais) : +33-1-43-59-55-31 ou +33-6-45-85-24-87 (portable)

À Johannesburg, Sipho Mthathi (anglais): +27-78-365-8323 (portable)

 

Témoignages extraits du rapport :

 

Une femme qui a été enlevée par les FDLR [pendant] lors d’une attaque contre le village de Busheke, fin janvier 2009 :

Ils [les FDLR] ont … tué mon mari avec une machette et deux d’entre eux m’ont violée. Ils ont aussi tué mon père et violé ma mère et ma sœur avant de les tuer aussi, tous à coups de machette. Dix autres femmes et filles hutues de mon village ont été violées et tuées à coups de machette la même nuit. Ils m’ont enlevée et m’ont emmenée dans leur camp où je suis devenue l’ « épouse » du capitaine Jean Claude. Il m’a violée chaque jour jusqu’à ce que je réussisse à m’échapper six mois plus tard…Les FDLR disaient qu’ils étaient les frères des Congolais hutus et qu’ils ne comprenaient pas pourquoi nous avions accueilli les FARDC. C’est pour cela qu’ils nous punissaient.

 

Une femme qui a été attaquée par les FDLR dans le village de Nyakabasa, après que les rebelles eurent tué son fils de 25 ans en février 2009 :

J’ai couru dehors, et un [combattant] FDLR m’a agrippée et m’a tailladée avec sa machette. J’étais presque morte. Il m’a tailladée à la tête et aux bras. Il voulait me couper le cou, mais j’ai levé les mains pour l’arrêter… il y avait beaucoup de combattants. Certains brulaient les maisons et d’autres tuaient les gens… Puis ils ont continué à me frapper et ils m’ont laissée quand ils ont cru que j’étais morte.

 

Un témoin du massacre commis par les FDLR à Busurungi, le 10 mai 2009 :

Quand les FDLR sont arrivés, ils ont encerclé tout le village et se sont mis à tuer les gens. Ils arrêtaient de leurs propres mains ceux qui essayaient de s’enfuir. Ils ont violé les femmes, même les jeunes filles, puis ils ont commencé à brûler les maisons. Des gens qui essayaient de sortir de leurs maisons étaient arrêtés par les FDLR et repoussés dans leurs maisons en feu, même les enfants… Je suis revenu le lendemain matin et j’ai vu des corps décapités, calcinés et violés… J’ai vu deux femmes qui étaient enceintes, et les FDLR leur avaient ouvert le ventre et sorti les fœtus de leurs corps.

 

Un témoin du massacre commis par les soldats congolais et rwandais à Ndorumo en février 2009 :

Les soldats sont arrivés à l’école et ont dit qu’ils voulaient rencontrer la population. Certains civils s’étaient déjà rassemblés dans les classes mais alors, ils ont commencé à nous tuer. Ils ont dit que nous étions punis parce que nous étions complices des FDLR mais il n’y avait même pas de FDLR dans notre village quand ils ont attaqué.

 

Une réfugiée rwandaise hutue qui a perdu six membres de sa famille quand l’armée congolaise a attaqué la colline de Shalio, le 27 avril 2009:

[Ils] ont tous été battus à mort sous mes yeux à coups de gourdins. Puis, quatre soldats m’ont emmenée et violée. Ils m’ont dit que j’étais la femme d’un FDLR et qu’ils pouvaient me faire ce qu’ils voulaient.

 

Une femme qui a perdu son père et trois de ses enfants quand l’armée congolaise a attaqué Ndorumo en aout 2009 :

Les soldats tutsis veulent nous exterminer. Ils viennent nous attaquer dans des endroits où il n’y a pas de combattants ni de soldats pour assurer notre sécurité. Lorsqu’ils viennent, ils disent qu’ils veulent nous chasser de nos terres pour qu’ils puissent les occuper. Certains sont déjà arrivés avec leurs vaches et sont en train de s’emparer des terres situées juste au-dessus de notre village.

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Paris : Le Secrétaire Général du NEPAD rencontre la presse.

7 Décembre 2009 , Rédigé par APPA Publié dans #Activités de l'APPA.

A l’invitation de l’Association de la Presse Panafricaine (APPA) le Secrétaire Exécutif du NEPAD,  Ibrahim Assane Mayaki donnera un point de presse.

 

Date : Mardi 8 Décembre 2009

Heure : 10 h 30

Lieu : Centre d’Accueil de la Presse Etrangère (CAPE), Grand Palais, Cours la Reine- Perron Alexandre III, 75008 Paris

Au cours de ce point de presse, le Secrétaire Exécutif du NEPAD développera les points suivants :

 

-                       Le NEPAD aujourd’hui

-                       Quel bilan ?

-                       Quel avenir ?

-                       L’intégration de ce programme de développement  du continent dans les organes de l’Union Africaine (UA).

 

 

Qui est le Dr Ibrahim Assane Mayaki ?

M. Ibrahim Assane Mayaki, a pris fonction depuis début Avril 2009 comme secrétaire Exécutif du NEPAD. Il a été professeur d’administration publique, chercheur en sciences sociales, et a travaillé dans le secteur de l’uranium au Niger.

Il est ancien Premier Ministre du Niger.

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Partenariat COGID

7 Décembre 2009 , Rédigé par APPA Publié dans #ONG-Associations.

La Coordination Générale des Ivoiriens de la Diaspora et la banque société générale s’associent dans un partenariat.

 La Coordination Générale des Ivoiriens de la Diaspora (COGID) s’allie à la Société Générale pour accompagner les ivoiriens et les amis de la Côte d’Ivoire dans le financement de leurs projets, ici et là-bas, avec les services suivants :

 

Ouverture d’un compte à la SGBCI (Société Générale de Banque en Côte d’Ivoire).

En ouvrant un compte à la Société Générale, s’ouvre aussi la possibilité de disposer d’un compte à la SGBCI en Côte d’Ivoire. Simplement, en demandant à un conseiller de la Société Générale, les formulaires d’ouverture de ce compte.

 

 i-Transfert SG

Avec le compte à la SGBCI, l’envoi d’argent à Abidjan se fait sur un simple coup de fil, et ce, en souscrivant à ce service pour une cotisation annuelle de 12€. Le montant par virement est au maximum de 5000€ pour une commission unique de 10€.

 

MAETIS, l’assistance rapatriement de corps

Selon l’option individuelle ou familiale, plus de soucis pour une inhumation de corps hors de la France. Avec MAETIS, à partir de 25€ par an, la possibilité d’une assistance pour l’organisation et la prise en charge du rapatriement de corps jusqu’au lieu d’inhumation.

 

La liste des agences partenaires est disponible sur le site www.cogid.org
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