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Opinion Africaine

Rwanda : Les Forces Démocratiques Unifiées - Inkingi dénoncent la nature totalitaire du régime FPR.

31 Mars 2010 , Rédigé par APPA Publié dans #Opinions

 

Les Forces Démocratiques Unifiées - Inkingi révèlent rapidement la nature totalitaire du régime rwandais du FPR

 

Etat des lieux après 2 mois et demi de présence dans le pays

 

Le 16 janvier 2010 rentrait au Rwanda, après 16 ans d’exil, une opposante politique, Madame Victoire Ingabire Umuhoza, Présidente des Forces démocratiques unifiées FDU-Inkingi, afin de faire agréer sa formation politique et participer aux élections présidentielles prévues en août 2010.

La décision de rentrer au pays, faut-il le rappeler, a été prise après analyse approfondie du contexte politique, des défis et des enjeux, ainsi que des différents scenarii d’action politique et des risques liés à chacun d’eux. Il est apparu pour les FDU-Inkingi que le pari de la lutte démocratique pacifique était le mieux à même de soutenir notre projet politique et de construire un pays hospitalier à tous les Rwandais.

Mais cette perspective s’adressait non seulement au peuple rwandais  mais aussi à ses dirigeants actuels. Nous attendions de ces derniers qu’ils fassent montre de bonne volonté, ouvrent l’espace politique, permettent le débat contradictoire autour des projets de société afin que le peuple fasse en connaissance de cause son choix, notamment lors d’élections. Tel ne fut malheureusement pas le cas, le régime du Front Patriotique Rwandais « FPR » nous érigea au contraire des obstacles progressivement infranchissables, démontrant ainsi, dans un délai de moins de deux mois, sa nature totalitaire. Quelques exemples nous permettent d’étayer ce constat.

 

1.      Le refus d’octroyer des passeports aux exilés membres des FDU-Inkingi

 

Après avoir annoncé leur volonté de rentrer au Rwanda, une dizaine de membres pressentis pour mener le combat politique à l’intérieur du pays ont sollicité des passeports. Leurs demandes sont restées sans réponse jusqu’à aujourd’hui à l’exception de deux passeports dont celui de la Présidente des FDU-Inkingi. Ceci est d’autant plus incompréhensible que le gouvernement rwandais multiplie des opérations envers le HCR et les pays africains qui hébergent des réfugiés rwandais afin de les rentrer de force au Rwanda.

 

2.      Des rapports télécommandés pour accuser faussement l’opposition politique

 

 Le 23 Novembre  2009, sortait un rapport dit des Nations Unies sur les FDLR opérant en République Démocratique du Congo. Sans en apporter la moindre preuve, par exemple du contenu des conversations, ce rapport accusait certains dirigeants des FDU-Inkingi de collaborer avec ladite opposition armée. La Présidente des FDU-Inkingi était accusée d’avoir rencontré en Espagne en 2006, certains dirigeants des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda « FDLR ». Le rapport omet de mentionner que des représentants du gouvernement et des survivants du génocide rwandais participaient aussi à cette réunion consacrée à la paix, facilitée par la Fondation Solivar.

Le timing de publication de ce rapport avec l’annonce de la décision des FDU-Inkingi de participer aux élections présidentielles rwandaises d’août 2010, la légèreté des éléments de preuve  à l’encontre de notre formation ainsi que l’utilisation quasi-instantané de ce rapport  par le gouvernement rwandais, pour empêcher la Présidente des FDU-Inkingi d’exercer ses droits politiques, laissent suspecter l’immixtion du régime du FPR, dans la réalisation de ce rapport. Ce dernier est en outre, rappelons-le, rejeté par tous les pays de la région des Grands Lacs Africains accusés dans ledit rapport, à savoir le Burundi, l’Ouganda et la Tanzanie.

  

3.      Le lynchage médiatique par les médias publics et privés sous le joug du pouvoir

 

Le 16 janvier 2010, jour de son retour au Rwanda, la Présidente des FDU-Inkingi est allée le se recueillir au Mémorial du génocide de Gisozi. Répondant à une question d’un journaliste, elle a rappelé que l’unité et la réconciliation ne seront pleinement atteintes que lorsque tous les coupables de génocide contre les Tutsi mais aussi de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis à l’encontre des Hutus, seront traduits en justice. Le lendemain de cette déclaration, le quotidien pro-gouvernemental The News Times lançait une véritable campagne de haine et de déshumanisation à l’encontre de Mme Ingabire qu’il accusait faussement de négationnisme. Cette campagne de lynchage fut suivie par d’autres journaux et médias d’Etat, y compris la radio et la télévision nationales. Les hautes autorités de l’Etat comme les ministres ainsi que les chefs de partis alliés au FPR s’en mêlèrent et appellent au supplice de la Présidentes des FDU-Inkingi. Cette campagne d’intimidation atteindra son paroxysme lorsque le Président de la République intimera lui-même l’ordre à la justice d’engager des poursuites contre Mme Ingabire.

 

4.      Les agressions physiques, autre moyen d’intimidation

 

Alors qu’ils se rendaient au bureau administratif du secteur Kinyinya suite à l’appel du Secrétaire exécutif de ce secteur pour retirer des documents administratifs, la Présidente des FDU-Inkingi et son assistant furent agressés dans les bureaux de l’administration publique par une bande de jeunes vraisemblablement dressés pour la cause. Mme Ingabire se vit arracher son sac à main, lequel contenait ses papiers d’identité et ses effets personnels. Aucune enquête ne fut diligentée pour retrouver et sanctionner les malfrats.

 

5.      Les enquêtes policières et judiciaires, autre stratégie pour criminaliser l’opposition

 

Après les ordres donnés par le Président de la République, le Département des Investigations Criminelles de la police rwandaise convoqua quasi-instantané ment la Présidente des FDU-Inkingi pour lui signifier les charges qui pesaient contre elle, à savoir l’atteinte à la sûreté de l’Etat, le divisionnisme, le véhicule de l’idéologie génocidaire, la minimalisation du génocide, la collaboration avec les FDLR, et, cerises sur le gâteau, le trouble de la sécurité publique par des attentats à la grenade ainsi que le projet de renverser un gouvernement légal. On se rappellera qu’un autre opposant politique, Monsieur Deogratias Mushayidi ainsi que des officiers supérieurs de l’armée, en rupture avec le régime, sont accusées des mêmes infractions.

S’ensuivirent des convocations et des interrogatoires devenues répétitives destinées à briser le mental de Mme Ingabire dont certains pouvaient durer jusqu’à 10 heures de suite. 

  

  1. L’interdiction de tenir le congrès constitutif du parti

La réalité voudrait que Mme Victoire Ingabire Umuhoza, n’ayant été jugée coupable par aucun tribunal, bénéficie de la présomption d’innocence. Mais quelle n’a pas été la surprise quand  le Maire de Nyarugenge, après avoir usé de tous les subterfuges lors de demandes précédentes, refusa de lui délivrer l’autorisation de tenir une réunion publique sous le prétexte qu’elle faisait l’objet d’enquêtes policières. Cette interdiction est aussi justifiée, d’après Madame le Maire, par le fait que l’administration ne saurait pas le contenu des déclarations de la Présidente des FDU-Inkingi, confirmant ainsi que seuls, ceux qui parlent le même langage que le FPR, ont droit à l’espace politique au Rwanda.  Cette position fut reprise et confirmée par le Ministre ayant en charge les partis politiques et l’administration locale dans ses attributions, tout cela en violation flagrante des dispositions légales en vigueur.

  

7.      L’action de fomenter des divisions et des putschs au sein des partis d’opposition

 

Les trois partis d’opposition à savoir le PS-Imberakuri, seul parti d’opposition agréé à ce jour, le Democratic Green Party of Rwanda et les FDU-Inkingi, deux formations qui cherchent encore à se faire enregistrer, ont créé un conseil de concertation permanent afin de se renforcer mutuellement en menant en commun certaines actions politiques et diplomatiques. Ce Conseil était devenu donc un casse-tête pour le régime en place qui décida de passer à la vitesse supérieure pour lui barrer la route. Alors que des obstacles non légaux sont dressés devant les formations politiques de l’opposition pour ne pas tenir leur réunion, c’est par des facilités déconcertantes que des dissidents dociles obtinrent les autorisations nécessaires pour tenir leur congrès extraordinaire et ainsi chasser le Président légal et légitime du parti PS-Imberakuri, Me Bernard Ntaganda.

 

8.      Les entraves à la liberté d’aller et venir à l’intérieur et à l’extérieur du pays.

 

Après plus de 15 ans d’exil, Mme Ingabire cherchait à découvrir le pays. Mais tous ses déplacements furent surveillés à la loupe afin d’empêcher tout contact avec la population, laquelle commençait à montrer un certain enthousiasme aux encouragements de sortir de la peur qu’elle leur prodiguait et à l’idée d’une alternance politique pacifique. Le 23 mars 2010, alors que Mme Ingabire ne faisait l’objet d’aucun contrôle judiciaire la contraignant à rester au Rwanda, elle fut empêchée de prendre l’avion à l’aéroport international de Kanombe pour rendre visite à sa famille.

 Mr Ntaganda, Président du parti PS-Imberakuri, a lui aussi été empêché à plusieurs reprises d’installer les organes statutaires de son parti dans les provinces.

 

Conclusion

 

Les obstacles que le régime dresse contre ses opposants politiques, obstacles que l’entrée des FDU-Inkingi sur la scène politique rwandaise vient de mettre au grand jour, révèlent la nature d’un pouvoir qui veut interpréter la loi et les procédures à sa guise, qui a des difficultés énormes à tolérer le débat contradictoire, qui éprouve des graves embarras à accepter l’opposition politique et qui considère la force comme le seul argument qui compte dans la gestion politique. Tous ces attributs sont ceux d’un pouvoir totalitaire dont il faut sérieusement craindre qu’ils ne fassent dérailler le processus politique en cours en vue des élections présidentielles d’août 2010.

Cette mise à nue du caractère totalitaire du FPR survient étonnamment rapidement et montre une fois encore qu’il est temps que le régime comprenne que la démocratie est indubitable, qu’elle arrivera tôt ou tard et que, devant la détermination de plus en plus perceptible de la population, rien ne l’arrêtera.

 

 

Fait à Kigali, le 31 mars 2010

Les Forces Démocratiques Unifiées-Inkingi

 

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Le DFAE soutient la dissolution du Forum humanitaire mondial par des mesures acceptables sur le plan social

31 Mars 2010 , Rédigé par APPA Publié dans #Ministères.

Le Forum humanitaire mondial (Global Humanitarian Forum – GHF) basé à Genève est surendetté et doit cesser ses activités. Le Département fédéral des affaires étrangères DFAE est prêt à assurer le paiement des salaires et des cotisations sociales du personnel du GHF durant le préavis de licenciement ordinaire. Par ailleurs, le DFAE reprend à sa charge la moitié des dettes restantes. Afin de garantir une solution acceptable sur le plan social, le déblocage d’1,75 million de francs au total est prévu.


Le Forum humanitaire mondial a joué un rôle positif dans la promotion du dialogue au sujet des grands défis humanitaires mondiaux, en mettant notamment en exergue les conséquences humaines du changement climatique. Le but du GHF sera maintenu à travers une intégration d'une partie de ses thèmes par le Forum économique mondial (WEF) dans le cadre de sa réunion annuelle de Davos.

La Suisse a jusqu’à présent soutenu financièrement le travail du GHF à Genève. Fin 2009, les autorités compétentes ont cependant dû constater que cette fondation rencontrait des difficultés en matière d’acquisition de fonds. En tant que fondation privée, le GHF agit sous sa propre responsabilité. Les autorités fédérales à Berne ont analysé la difficile situation du GHF et évalué les solutions possibles. 

Afin de garantir une solution acceptable sur le plan social, le DFAE va assurer le paiement des salaires et des cotisations sociales des collaboratrices et des collaborateurs du GHF durant le préavis de licenciement ordinaire. Parallèlement, le DFAE reprendra à sa charge la moitié des dettes restantes du GHF. A cet effet, le déblocage d’1,75 million de francs au total est prévu. L’autre moitié des dettes sera payée par un autre membre du conseil de fondation du GHF.  

Le GHF est une fondation relevant du droit suisse qui a été créée en 2007. Jusqu’à présent, la Suisse a soutenu les activités du GHF en lui versant une contribution annuelle de 1 million de francs. Le 19 mars 2010, la Surveillance fédérale des fondations a pris une décision superprovisionnelle à l’encontre du GHF. La fondation y est sommée de fournir un bilan intermédiaire révisé et de présenter à l’autorité de surveillance soit un plan d'assainissement, soit une demande fondée de dissolution. Entre-temps, le conseil de fondation a décidé de suspendre les activités du GHF.

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Press conference by ICC Prosecutor Luis Moreno-Ocampo related to the situation in Kenya

31 Mars 2010 , Rédigé par APPA Publié dans #Organisations internationales.

Please be advised the Prosecutor of the International Criminal Court (ICC), Luis Moreno-Ocampo will hold a press conference at 10:00 (The Hague local time) on Thursday, 01 April, 2010 in the Press Briefing Room at the seat of the Court.

The Prosecutor will lay out the precise next steps the Office will take in investigating crimes committed during the post election violence in Kenya in 2008.

The press conference will be broadcast live at 10am on the Court’s website (www.icc-cpi.int) Please note a satellite feed will not be available.

Technical Requirements:

Media who wish to have audio from the break-out box are required to bring with them a XLR cable of at least 15 metres long.  Those who wish to video record from the break-out box should also bring a BNC cable.

Access to the ICC building

Media wishing to attend are kindly advised to use the public entrance located on Regulusweg and to arrive no later than 09:30.

Please note that press identification will be requested at the entrance. Journalists will have access to the Media Centre.

Media Centre

The Court’s Media Centre will open from Monday to Friday, from 08:30 until one hour after the end of all Court proceedings.

The area can sit up to 64 people and includes plasma TV screens; a Wi-Fi internet service; cards (plug + play) for those without Wi-Fi capability in their PC or laptop; 6 computers with internet access; 7 telephones that may be used free of charge for internal calls. For external calls, journalists are advised to use their mobiles or purchase 0800 pre paid phone cards beforehand. Such cards are available at newsagents and train stations. Please note that phone cards cannot be obtained in the vicinity of, or at, the ICC. Mobile phones cannot be used in the public gallery.

Parking facilities

Parking facilities are available for media representatives at the Regulusweg and Wegastraat car parks.

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CEF : Rapport de la mission parlementaire sur la bioéthique.

31 Mars 2010 , Rédigé par APPA

Au cours de leur assemblée plénière, qui a eu lieu du 23 au 26 mars dernier
à Lourdes, les évêques de France ont échangé à propos du RAPPORT DE LA
MISSION PARLEMENTAIRE SUR LA BIOETHIQUE : « Favoriser le progrès médical
– Respecter la dignité humaine ». Suite à cette analyse partagée par
les évêques, 

Mgr Pierre d’ORNELLAS, archevêque de Rennes et président du groupe de
travail des évêques
sur la bioéthique, donnera une CONFÉRENCE DE PRESSE à propos de ce Rapport
de la mission parlementaire sur la bioéthique MARDI 6 AVRIL à 9h.

Le Pr Claude HUMEAU, embryologiste, Professeur des Universités, praticien
hospitalier à la Faculté de médecine de Montpellier, interviendra
également.


Maison de la Conférence des évêques de France
58 av. de Breteuil, Paris 7e
(Mo St-François-Xavier, Sèvres-Lecourbe ou Ségur)





Nous vous remercions de répondre par retour de mail
en précisant vos prénom, nom, média, n° de mobile.




Service information-communication
Conférence des évêques de France
information.communication@cef.fr

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L'aide à Haïti au menu du Conseil exécutif de l'UNESCO

31 Mars 2010 , Rédigé par APPA Publié dans #Organisations internationales.

Avis aux médias de l’UNESCO N°2010-16

 

L’aide à Haïti au menu du Conseil exécutif de l’UNESCO

 

            Paris, 1er avril – Le Conseil exécutif de l’UNESCO se réunit pendant près de trois semaines du 30 mars au 15 avril. Cette 184e session, présidée par Eleonora Mitrofanova (Fédération de Russie), sera notamment l’occasion de se prononcer sur l’aide de l’Organisation à la reconstruction d’Haïti.

 

            Au cours de cette session, le Président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, effectuera une visite officielle pendant laquelle il s’entretiendra avec la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, et prononcera une allocution. 

 

En dehors de la très brève 183e session du 23 novembre 2009, il s’agit du premier Conseil exécutif en tant que tel auquel participera la Directrice générale, depuis sa nomination à ce poste à l’automne 2009.

 

En matière d’éducation, elle doit notamment présenter un rapport sur l’effet de la crise financière et économique sur les efforts fournis par les pays en développement pour atteindre les objectifs de l’Education pour tous (EPT). Par ailleurs, la Directrice générale présentera la stratégie de l’Organisation pour la seconde moitié de la Décennie des Nations Unies pour l’éducation au service du développement durable (DEDD 2005-2014).

 

            Dans le cadre de la poursuite du processus de revitalisation et de renforcement du rôle du Comité sur les organisations non gouvernementales (ONG), est prévue une table-ronde sur la violence, celle des jeunes et celle envers les femmes. Sont aussi au programme des présentations par les ONG de leurs activités et d’exemples concrets de coopération avec l’UNESCO.

 

            En ce qui concerne la communication et l’information, la Directrice générale rendra compte des progrès accomplis dans la mise en œuvre des grandes orientations du Sommet mondial pour la société de l’information (SMSI), en particulier des mesures prises par l’UNESCO pour réduire la fracture numérique.

 

Enfin, Irina Bokova présentera également son rapport sur l’exécution du Programme et du budget de l’UNESCO au cours de l’exercice biennal écoulé (2008-2009). Près d’une quarantaine de points figurent à l’ordre du jour de cette 184e session.

 

Le Conseil exécutif, qui se réunit deux fois par an, rassemble 58 des 193 Etats membres de l'UNESCO. Il est responsable du suivi de l’exécution du programme adopté par la Conférence générale, l’organe décisionnel principal de l’UNESCO.

 

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Seules les séances plénières sont ouvertes à la presse accréditée à compter de mardi 6 avril, ouverture officielle de cette 184e session.

 

Accréditations

 

Isabelle Le Fournis

i.le-fournis@unesco.org

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Aide publique au développement fournie par la Suisse en 2009

31 Mars 2010 , Rédigé par APPA Publié dans #Ministères.

En 2009, la Suisse a affecté à l’aide publique au développement (APD) un montant de 2 499 millions CHF, ce qui correspond à 0,47% du revenu national brut (RNB). (Part 2008: 0,44%).


Cette croissance de 11,9% (ou de 265 millions CHF) par rapport à 2008 doit principalement son origine aux mesures de désendettement du Togo et du Congo-Brazzaville et à la considérable augmentation des dépenses en faveur des requérants d’asile issus de pays en développement. 

Les coûts occasionnés par l’aide aux requérants d’asile peuvent en effet, conformément aux directives du Comité d’aide au développement (CAD) de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), être imputés à l’aide publique au développement pendant la première année de séjour des intéressés en Suisse. En 2009, ces coûts ont représenté une part de 15% de l’aide publique au développement. 

Le Comité d’aide au développement de l’OCDE publiera les informations statistiques concernant tous les pays membres ainsi que les résultats chiffrés en comparaison internationale après la rencontre de haut niveau qui se tiendra les 14 et 15 avril 2010. En 2008, la Suisse se trouvait dans la moyenne des pays donateurs. 

Le Département fédéral des affaires étrangères DFAE et le Département fédéral de l’économie DFE donneront des informations détaillées sur l’affectation des moyens cet été, dans le cadre du rapport annuel de la coopération internationale de la Suisse.  

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Lille/Forum : De la françafrique à la chinafrique.

31 Mars 2010 , Rédigé par APPA Publié dans #A ne pas rater.

Bonjour,

afin de mieux organiser notre forum du 24 avril 2010 à Lille Grand Palais sur le thème "de la Françafrique à la Chinafrique" (50aire des indépendances d'Afrique francophone), je vous invite à vous enregistrer dans notre formulaire d'inscription à l'adresse suivante :

http://www.reinesdf.org/independances/formulaire-dinscription.html

Faites du bruit autour de vous et transmettez ce lien pour ce Grand Rendez-Vous de l'Afrique à Lille!

Au plaisir de vous voir!

Cordialement,

Stéphane VR.

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Oxfam/Crise alimentaire au Sahel : des réponses urgentes et sur le long terme sont indispensables.

31 Mars 2010 , Rédigé par APPA Publié dans #ONG-Associations.

Oxfam France
Communiqué de presse

31 mars 2010
diffusion immédiate

Crise alimentaire au Sahel : des réponses urgentes et sur le long terme sont indispensables

Depuis plusieurs mois, les signes annonciateurs d’une crise alimentaire au Sahel se multiplient. Le pays le plus touché est le Niger, mais des régions au Tchad, au Mali, au Burkina Faso et au Nigeria sont également affectées [1]. Ces prochains mois, ce sont près de dix millions de personnes dans la région qui sont menacées par une grave crise alimentaire.

« Les populations du Sahel font face à une situation de faim et de malnutrition chronique depuis plusieurs années. Dans cette situation de précarité, tout évènement imprévu, comme le manque de pluie l’année dernière, plonge les populations dans une situation de crise. Si rien n’est fait aujourd’hui, celle-ci s’annonce dévastatrice » affirme Jean-Denis Crola, d’Oxfam France.

La coordinatrice du système de l'ONU et de l'action humanitaire au Niger a appuyé ce constat hier soir à New York [2]. Dans les régions pastorales du Niger, la période entre avril et juin sera la plus difficile, et la crise devrait s’étendre jusqu’à septembre dans les régions agricoles. La chute des récoltes, de plus de 25% au Niger, notamment en raison des pluies erratiques et insuffisantes de 2009, explique en partie cette crise [3]. Les réserves, au niveau local comme au niveau national, seront insuffisantes dans les prochains mois.

« A la crise de disponibilité des aliments s’ajoute à une crise récurrente des prix : les produits alimentaires demeurent trop chers pour de nombreux ménages pauvres : dans l’Ouest du Niger, les prix du millet ont augmenté de 20 à 25%, ceux du sorgho jusqu’à 50% en décembre 2009 » explique Jean-Denis Crola.

Pour Oxfam France, les pays donateurs, les gouvernements ouest africains et les Nations unies doivent apporter de toute urgence une réponse coordonnée et dotée de ressources suffisantes pour éviter une catastrophe dans les prochains mois. Il est nécessaire que des organismes régionaux comme la CEDEAO assurent un rôle de premier plan au niveau régional et que les agences des Nations unies, les ONG locales et internationales collaborent avec les autorités nationales pour mettre en œuvre un plan d'intervention global.

Oxfam France souligne qu’en plus de réponses urgentes pour éviter une catastrophe humanitaire, il est indispensable de s'attaquer aux causes profondes de la faim et la malnutrition dans la région. Les pays donateurs doivent soutenir les politiques et programmes agricoles et alimentaires nationaux en cours d’élaboration, centrés sur le développement de l’agriculture familiale.

Oxfam France rappelle que les populations rurales en Afrique de l’Ouest ont été délaissées des investissements publics comme de la communauté internationale [4]. Entre 2001 et 2007, l’agriculture a représenté en moyenne moins de 5% du total de l’aide publique au développement (APD) en Afrique de l’Ouest. De plus, ces financements, délivrés sous forme de projets, sont peu coordonnés et trop souvent déconnectés des programmes nationaux. Ce manque de coordination nuit fortement à l’efficacité sur le terrain et au contraire affaiblit les capacités locales. [5]

FIN

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Notes aux rédactions:

[1] Après les autorités du Niger et du Tchad, qui ont reconnu officiellement la gravité de la situation, la Commissaire à la Sécurité Alimentaire du gouvernement du Mali a déclaré la semaine dernière que 43 communes du Nord-est du pays faisaient face à des menaces réelles et a annoncé la mise en place d’un programme national de réponse.

[2] La Coordonnatrice résidente du système de l'ONU et de l'action humanitaire au Niger a déclaré hier que le Niger est en proie à une crise alimentaire sans précédent, menaçant plus de la moitié de la population du pays. Elle se trouvait à New York pour mobiliser des ressources et nouer des contacts avec les partenaires à l'appui d'un Plan d'action centré sur la promotion de deux priorités: la sécurité alimentaire et la nutrition.
Un appel formel d’OCHA devrait être rendu public le 6 avril lors d’une conférence de presse à Genève.

[3] 2010 risque d’être la pire année depuis 2005 pour les ménages Nigériens. Près de 60% de la population Nigérienne fait face à une situation d’insécurité alimentaire. La communauté pastorale est la plus touchée : selon Dodo Boureima, Président du Réseau Bilital Maroobé, « Nous sommes passé d’une situation d’alerte précoce à celle de crise. La disponibilité et l’accessibilité aux principaux aliments pour le bétail sont limitées dans la zone pastorale et agropastorale. »

[4] L’agriculture familiale et vivrière, dont dépend 80% de la population dans certains pays pour vivre, a été particulièrement touchées par le désinvestissement. Les paysans ont un très faible accès aux ressources productives (engrais, semences, eau, terres) aux infrastructures (transport, stockage, accès au marché) et font face à de nouvelles menaces : changement climatique, accaparement des terres, qui hypothèquent leur développement

[5] Oxfam International a publié en novembre 2009 un rapport faisant le bilan de la coordination des interventions des bailleurs de fonds dans trois pays d’Afrique de l’Ouest (Niger, Burkina Faso, Ghana). Au-delà de l’augmentation nécessaire des investissements dans l’agriculture, le rapport « Des promesses aux réalités de terrain » appelle à un changement de paradigme sur la manière dont l’aide est délivrée sur le terrain, afin de soutenir la mise en œuvre de politiques agricoles et alimentaires répondant aux besoins des populations de ces pays : http://www.oxfamfrance.org/pdf/Oxfam_des-promesses-aux-realites-de-terrain.pdf

Contact presse
Magali Rubino 
mrubino@oxfamfrance.org

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Paris-Roubaix 2010 : Reconnaissance du parcours.

31 Mars 2010 , Rédigé par APPA

Issy-les-Moulineaux, le 22 mars 2010

 

 

 

Paris-Roubaix 2010 : reconnaissance du parcours

 

 

 

La traditionnelle reconnaissance des secteurs pavés de Paris-Roubaix aura lieu  mardi  6 avril 2010. Cette journée, conduite par Jean-François Pescheux , Directeur Sportif de l’épreuve, sera dédiée à l’évaluation du niveau de difficulté des différents secteurs empruntés par la course.

Les lycées horticoles, les « Amis de Paris-Roubaix » et les personnalités des différentes communes traversées participeront également activement à cette journée désormais incontournable.

 

Plusieurs rendez-vous au cours desquels seront détaillées les subtilités du parcours sont proposées aux journalistes :

 

 

Ø      9h30 : Troisvilles, rendez-vous au café « Chez Françoise »

 

Ø      12h30 : Cité minière de la Porte du Hainault, Wallers : à découvrir l’exposition photos «  Vélo la vie », une série d’images sur le cyclisme et Paris-Roubaix réalisée par le photographe Xavier Lambours. A voir également, l’exposition « Préparons le Tour » ; des collectionneurs ont réunis des maillots et vélos des champions Louison Bobet et Jacques Anquetil. Comme chaque année, une collation sera servie en compagnie des personnalités présentes.

 

Ø      16h00 : arrêt au Château Baratte de Templeuve, Pays de la Pévèle. Accueil par Luc Monnet, Président de la communauté de communes de la Pévèle.

 

Ø      17h30 : Arrivée au Carrefour de l’Arbre, terme de la journée. Conférence de presse sur l’itinéraire de Paris-Roubaix et sur les modalités de sécurité mises en place par les forces de l’ordre.

 

 

 

 

Contact Presse

Christophe Marchadier

cmarchadier@aso.fr

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