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Opinion Africaine

New suspect in the ICC’s custody : Laurent Gbagbo arrived at the detention centre

30 Novembre 2011 , Rédigé par APPA Publié dans #Organisations internationales.

Version française ci-dessous

ICC-CPI-20111130-PR747

 

Press Release

 

New suspect in the ICC’s custody: Laurent Gbagbo arrived at the detention centre

 

Situation: Côte d’Ivoire
Case: The Prosecutor v. Laurent Koudou Gbagbo

 

Laurent Koudou Gbagbo, national of Côte d’Ivoire , 66 years, arrived today at the International Criminal Court (ICC) detention centre in the Netherlands . He was surrendered to the ICC on 29 November 2011 by the national authorities of Côte d´Ivoire following a warrant of arrest issued under seal by the judges of the Pre-Trial Chamber III on 23 November 2011. The suspect’s initial appearance hearing before the Pre-Trial Chamber III, composed of Judges Silvia Fernández de Gurmendi (presiding judge), Elizabeth Odio Benito and Adrian Fulford, will be held promptly. 

 

Mr Gbagbo allegedly bears individual criminal responsibility, as indirect co-perpetrator, for four counts of crimes against humanity, namely murder, rape and other forms of sexual violence, persecution and other inhuman acts, allegedly committed in the territory of Côte d’Ivoire between 16 December 2010 and 12 April 2011.

 

The date and time of the initial appearance hearing will be announced on the ICC Twitter account followed by a press release.

 

Factual allegations

 

Pre-Trial Chamber III found that there are reasonable grounds to believe that in the aftermath of the presidential elections in Côte d’Ivoire pro-Gbagbo forces attacked the civilian population in Abidjan and in the west of the country, from 28 November 2010 onwards, targeting civilians who they believed were supporters of the opponent candidate. Allegedly, the attacks were committed pursuant to an organisational policy and were also widespread and systematic as they were committed over an extended time period, over large geographic areas, and following a similar general pattern. The attacks were allegedly often directed at specific ethnic or religious communities and left a high number of reported victims.

 

The Chamber also found that there are reasonable grounds to believe that a plan existed between Mr Gbagbo and his inner circle and that they were aware that implementing it would lead to the commission of the alleged crimes. Mr Gbagbo, together with others, allegedly exercised joint control over the crimes, and made a coordinated and essential contribution to the realisation of the plan.

 

Mr Gbagbo allegedly engaged his responsibility as “indirect co-perpetrator” (article 25(3)(a) of the Rome Statute) for the above-mentioned charges of crimes against humanity. However, the Chamber highlighted that this issue may well need to be revisited in due course with the parties and participants.

 

For more information on this case, please click here.

 

Background information on the situation in Côte d’Ivoire

 

The warrant of arrest for Laurent Koudou Gbagbo is the first warrant issued in the situation in Côte d’Ivoire .

 

Côte d’Ivoire is not party to the Rome Statute, but it had accepted the jurisdiction of the ICC on 18 April 2003; more recently, and on both 14 December 2010 and 3 May 2011, the Presidency of Côte d'Ivoire reconfirmed the country’s acceptance of this jurisdiction.

 

On 3 October 2011, Pre-Trial Chamber III granted the Prosecutor’s request for authorisation to open investigations on his own initiative into the situation in Côte d’Ivoire with respect to alleged crimes within the jurisdiction of the Court, committed since 28 November 2010, as well as with regard to crimes that may be committed in the future in the context of this situation. The judges authorised the Prosecutor to open an investigation with regard to crimes against humanity and war crimes allegedly committed by pro-Gbagbo and pro-Ouattara forces, including murder, rape, enforced disappearance, imprisonment, pillage, torture and intentionally directing attacks against civilians. 

 

Pre-Trial Chamber III also requested the Prosecutor to revert to the Chamber within one month with any additional information that is available to him on potentially relevant crimes committed between 2002 and 2010. The Prosecutor complied with this request on 3 November 2011. The Chamber is now considering whether or not to grant authorisation to the Prosecutor to investigate crimes committed between 2002 and 2010.

 

The International Criminal Court is an independent, permanent court that tries persons accused of the most serious crimes of concern to the international community as a whole, namely the crime of genocide, crimes against humanity, war crimes and the crime of aggression.

 

Warrant of arrest for Laurent Koudou Gbagbo

Decision Pursuant to Article 15 of the Rome Statute on the Authorisation of an Investigation into the Situation in the Republic of Côte d'Ivoire

Q&A on the case against Laurent Koudou Gbagbo

ICC Detention Centre


For further information, please contact Fadi El Abdallah, Spokesperson and Head of Public Affairs Unit, International Criminal Court, by e-mail at: fadi.el-abdallah@icc-cpi.int.

 


 

Communiqué de presse 

 

Nouveau suspect en détention à la CPI : Laurent Gbagbo est arrivé au quartier pénitentiaire

 

Situation : Côte d’Ivoire

Affaire : Le Procureur c. Laurent Koudou Gbagbo

 

Laurent Koudou Gbagbo, 66 ans, de nationalité ivoirienne, est arrivé aujourd’hui au quartier pénitentiaire de la Cour pénale internationale (CPI) aux Pays-Bas. Il a été remis à la CPI, le 29 novembre 2011, par les autorités de la Côte d’Ivoire en exécution d’un mandat d’arrêt délivré sous scellés par la Chambre préliminaire III le 23 novembre 2011. L’audience de première comparution du suspect devant la Chambre préliminaire III composée des juges Silvia Fernández de Gurmendi (juge présidente), Elizabeth Odio Benito et Adrian Fulford, se tiendra prochainement.

 

Laurent Gbagbo aurait engagé sa responsabilité pénale individuelle, en tant que coauteur indirect, pour quatre chefs de crimes contre l’humanité à raison de meurtres, de viols et d’autres violences sexuelles, d’actes de persécution et d’autres actes inhumains, qui auraient été perpétrés dans le contexte des violences post-électorales survenues sur le territoire de la Côte d’Ivoire entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011.

 

La date et l’heure de l’audience de comparution initiale seront annoncées sur le compte Twitter de la Cour puis par un communiqué de presse.

 

Faits allégués

 

La Chambre préliminaire III a conclu qu’il y a des motifs raisonnables de croire qu’au lendemain des élections présidentielles en Côte d’Ivoire, les forces pro-Gbagbo ont attaqué la population civile à Abidjan et dans l’ouest du pays, à partir du 28 novembre 2010, prenant pour cible des civils qu’elles pensaient être des partisans du candidat de l’opposition. Il est allégué que ces attaques revêtaient un caractère généralisé et systématique, ont été commises sur une longue période et dans une zone géographique vaste, et suivaient un mode opératoire général similaire. En outre, elles auraient souvent été dirigées contre des communautés ethniques ou religieuses spécifiques et ont fait un grand nombre de victimes.

 

La Chambre a également conclu qu’il y a des motifs raisonnables de croire que Laurent Gbagbo et son entourage immédiat avaient convenu d’un plan et qu’ils étaient conscients que la mise en œuvre de celui-ci aboutirait à la commission des crimes allégués. Ils auraient exercé un contrôle conjoint sur les crimes et apporté une contribution coordonnée et essentielle à la réalisation du plan.

 

Laurent Gbagbo aurait engagé sa responsabilité en tant que « coauteur indirect » (au sens de l’article 25‑3‑a du Statut) pour les charges susmentionnées de crimes contre l’humanité. Toutefois, la Chambre a souligné que cette question devra être débattue en temps voulu avec les parties et les participants.

 

Pour de plus amples informations concernant cette affaire, veuillez cliquer ici.

 

Informations générales sur la situation en Côte d’Ivoire

 

Le mandat d’arrêt à l’encontre de Laurent Koudou Gbagbo est le premier mandat délivré dans le cadre de la situation en Côte d’Ivoire.

 

La Côte d’Ivoire n’est pas partie au Statut de Rome mais avait accepté la compétence de la Cour le 18 avril 2003. Plus récemment, le 14 décembre 2010 et le 3 mai 2011, la Présidence de la Côte d’Ivoire a de nouveau confirmé qu’elle acceptait la compétence de la Cour.

 

Le 3 octobre 2011, la Chambre préliminaire III a autorisé le Procureur à ouvrir une enquête de sa propre initiative sur les crimes relevant de la compétence de la Cour qui auraient été commis en Côte d’Ivoire depuis le 28 novembre 2010, ainsi que sur les crimes susceptibles d’être commis à l’avenir dans le cadre de cette situation. Les juges ont autorisé le Procureur à enquêter sur les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre qui auraient été commis par les forces pro-Gbagbo et par les forces pro‑Ouattara, notamment des meurtres, des viols, des disparitions forcées, des cas d’emprisonnement, des actes de pillage et de torture et le fait de diriger intentionnellement des attaques contre des civils. 

 

La Chambre préliminaire III a également demandé au Procureur de lui communiquer, dans un délai d’un mois, tout renseignement supplémentaire dont il dispose concernant des crimes commis entre 2002 et 2010 et susceptibles de relever de la compétence la Cour. Le Procureur a répondu à cette demande le 3 novembre 2011. La Chambre examine maintenant s’il y a lieu ou non d’autoriser le Procureur à enquêter sur des crimes qui auraient été commis entre 2002 et 2010.

 

La Cour pénale internationale est une juridiction permanente et indépendante qui juge des personnes accusées des crimes les plus graves touchant l’ensemble de la communauté internationale, à savoir le crime de génocide, les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et le crime d’agression.

 

Mandat d’arrêt à l’encontre de Laurent Koudou Gbagbo

Decision Pursuant to Article 15 of the Rome Statute on the Authorisation of an Investigation into the Situation in the Republic of Côte d'Ivoire

Questions et réponses sur l’affaire à l’encontre de Laurent Koudou Gbagbo

Centre de détention de la Cour pénale internationale


Pour toute information complémentaire, veuillez contacter Fadi El Abdallah, Porte-parole et Chef de l’Unité des affaires publiques, Cour pénale internationale, à l’adresse fadi.el-abdallah@icc-cpi.int.

 

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ICC : “Ivorian victims will see justice for massive crimes: Mr. Gbagbo is the first to be brought to account, there is more to come”

30 Novembre 2011 , Rédigé par APPA Publié dans #Organisations internationales.

« Justice sera faite pour les victimes ivoiriennes de crimes commis à grande échelle : M. Gbagbo est le premier à devoir rendre compte de ses actes. Il ne sera pas le dernier. »

 

« Un an s’est écoulé très exactement depuis l’élection présidentielle qui a donné lieu à l’une des crises les plus violentes qu’ait connue la Côte d'Ivoire. La population civile a payé un lourd tribut et il apparaît que des crimes ont été commis dans les deux camps.

 

Nous disposons d’éléments de preuve qui nous permettent d’affirmer que la violence ne s’est pas déchaînée par hasard : les attaques systématiques et généralisées qui ont visé les civils considérés comme des ennemis politiques étaient préméditées. En décembre dernier, nous avons lancé un avertissement à M. Gbagbo et d’autres personnes concernées. Nous y donnons suite aujourd’hui.

 

M. Gbagbo doit rendre compte à titre individuel des attaques visant des civils commises par les forces qui agissaient en son nom. Il est présumé innocent tant qu’il n’aura pas été reconnu coupable et il bénéficiera de tous ses droits ainsi que de la possibilité d’organiser sa défense.

 

Soyons clairs : l’enquête suit son cours. Nous continuerons de recueillir des éléments de preuve en toute impartialité et en toute indépendance, et nous saisirons la Cour d’autres affaires, quelle que soit l’affiliation politique des personnes concernées.

 

Les dirigeants politiques doivent comprendre que désormais, il n’est plus possible de recourir à la violence pour accéder au pouvoir ou s’y maintenir.

 

Nul ne peut plus échapper à la justice pour ces crimes-là. »

 

Source : Bureau du Procureur

 


 

30.11.2011

Statement by ICC Prosecutor Luis Moreno-Ocampo

 

“Ivorian victims will see justice for massive crimes: Mr. Gbagbo is the first to be brought to account, there is more to come”

 

“It is exactly a year since the presidential election that led to one of the worst episodes of violence Cote d'Ivoire has ever known, with ordinary Ivorians suffering immensely, and crimes allegedly committed by both parties.

 

We have evidence that the violence did not happen by chance: widespread and systematic attacks against civilians perceived as supporting the other candidate were the result of a deliberate policy. In December last year, we put Mr. Gbagbo and the others on notice. Today, we are following up.

 

Mr. Gbagbo is brought to account for his individual responsibility in the attacks against civilians committed by forces acting on his behalf. He is presumed innocent until proven guilty and will be given full rights and the opportunity to defend himself.

 

Let me make it clear:  investigations continue. We will collect evidence impartially and independently, and bring further cases before the Judges, irrespective of political affiliation.

 

Leaders must understand that violence is no longer an option to retain or gain power.

 

The time of impunity for these crimes is over.”

 

Source: Office of the Prosecutor

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HOMMAGE AU PROFESSEUR JOSEPH KI-ZERBO

29 Novembre 2011 , Rédigé par APPA Publié dans #A ne pas rater.

Hommage au Professeur Joseph KI-ZERBO (21 juin 1922 – 4 décembre 2006) en présence du Président du Comité international Joseph KI-ZERBO (CIJK), le Professeur Eya Nchama, Suisse d’origine équato-guinéenne, compagnon du Professeur.

 

La rencontre aura lieu le 03 décembre 2011 de 14 h à 18h à la Fondation Gabriel Péri, 11 Rue Étienne Marcel  93500 Pantin, métro Hoche sur la ligne 5 du métro.

 

L’émission « Mémoire d’un Continent » du Professeur Elikia MBOKOLO sera également consacrée au Professeur Joseph KI-ZERBO, ce samedi 03 décembre 2011 à 19H40 et le dimanche 04 décembre 2011 à 23H00.

http://www.rfi.fr/emission/20111203-cinq-ans-apres-actualite-joseph-ki-zerbo

 

Contact CIJK :  +33 6 76 33 34 01      

 

Contact Fondation Gabriel Péri : +33 1 41 83 88 50      

 

Apollinaire BAGHNYAN

Ambassade du Burkina Faso en France
Chef du Service des Relations Publiques, de l'animation et du Tourisme 
Tel.: +33 1 43 59 74 92
Fax: +33 1 42 56 50 07
Courriel: yamneyam@hotmail.com 
www.ambaburkina-fr.org
__._,_.___
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CPI : MANDAT D'ARRET CONTRE LE PRESIDENT GBAGBO

29 Novembre 2011 , Rédigé par APPA

Madame, Monsieur, 
Je vous prie de trouver ci-après une déclartion de M. Toussaint ALAIN, Conseiller du Président LAurent GBAGBO. Bonne réception.
Liza Dugonnier
Attachée de presse


DECLARATION DE M. TOUSSAINT ALAIN, CONSEILLER DU PRESIDENT GBAGBO 
 
Paris, le 29 novembre 2011 - Suite aux manigances de M. Alassane Ouattara, le Procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI), M. Luis Moreno-Ocampo, a délivré le 23 novembre 2011 un mandat d'arrêt international à l'encontre du Président Gbagbo. Le Gouvernement de M. Ouattara, ses juges ainsi que des envoyés de la CPI sont actuellement à pied d'oeuvre à Korhogo pour tenter de faire exécuter ce mandat illégal pour transférer le président Gbagbo dans les toutes prochaines heures à la CPI. Je dénonce cette justice internationale impartiale, une justice des vainqueurs, qui est en réalité une opération politicienne destinée à liquider définitivement le président Gbagbo.
Toussaint ALAIN 
Conseiller du Président Gbagbo
E-mail : fnsp.abidjan@gmail.com - Tél. : +33 6 42 83 02 89
 
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FAO : Plaidoyer pour une “agriculture intelligente vis-à-vis de l’énergie” et moins dépendante des combustibles fossiles

29 Novembre 2011 , Rédigé par APPA Publié dans #Organisations internationales.

Si vous avez des problèmes pour lire ce message, reportez-vous à: http://www.fao.org/news/newsroom-home/fr/

FAO: ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR L'ALIMENTATION ET L'AGRICULTURE

COMMUNIQUÉ DE PRESSE  [11/122 fr]

 

Contacts:
Denise Martinez
Chargée d'information sur le changement climatique (Durban)
denise.martinez@fao.org

George Kourous
Relations presse (Rome)
george.kourous@fao.org


Plaidoyer pour une “agriculture intelligente vis-à-vis de l’énergie” et moins dépendante des combustibles fossiles

Le rapport de la FAO à la conférence des Nations Unies sur le climat invite à relever le défi énergétique pour couvrir les besoins alimentaires futurs

 

29 novembre 2011, Durban/Rome - Le système alimentaire mondial doit réduire sa dépendance à l'égard des combustibles fossiles pour réussir à nourrir une population mondiale croissante, souligne aujourd'hui la FAO. 

"Il est à craindre à juste titre que la dépendance actuelle du secteur de l'alimentation à l'égard des combustibles fossiles puisse limiter sa capacité à répondre aux besoins alimentaires mondiaux. Le défi consiste à découpler les prix alimentaires et les fluctuations à la hausse des prix des combustibles fossiles", selon le rapport Energy-Smart Food for People and Climate publié aujourd'hui par la FAO dans le cadre de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques.

Les prix élevés et fluctuants des combustibles fossiles et les doutes quant à leur disponibilité future montrent que les systèmes agroalimentaires devraient passer à un modèle intelligent de consommation d'énergie, selon le rapport qui n'est disponible qu'en anglais.

Le secteur de l'alimentation nécessite de l'énergie et peut produire de l'énergie. Aussi une approche intelligente de l'agriculture vis-à-vis de l'énergie offre-t-elle un moyen de mieux profiter de cette double relation entre énergie et alimentation, fait valoir le rapport.

Le secteur de l'alimentation - notamment la fabrication, la production, la transformation, le transport, la commercialisation et la consommation - représente en termes d'énergie quelque 95 exa-joules (10 joules à la puissance 18), selon le rapport, soit environ 30 pour cent de la consommation de l'énergie mondiale, et il produit plus de 20 pour cent des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

L'utilisation directe de l'énergie dans les fermes agricoles s'élève à environ 6 exa-joules par an (dont un peu plus de la moitié dans les pays de l'OCDE), hors labeur humain et traction animale.

Dans les fermes, l'énergie est utilisée pour le pompage de l'eau, le bétail, les semis et la récolte, le chauffage des cultures protégées, le séchage et le stockage. 
Après la récolte, l'énergie est utilisée lors de la transformation, du conditionnement, du stockage, du transport et de la consommation.

Une nouvelle approche s'impose

"Le secteur alimentaire mondial doit apprendre à utiliser l'énergie plus judicieusement. À chaque étape de la chaîne d'approvisionnement alimentaire, les pratiques actuelles peuvent être adaptées pour devenir moins gourmandes en énergie", a déclaré M. Alexander Mueller, Sous-Directeur général de la FAO responsable du Département de l'environnement et des ressources naturelles.

De tels gains d'efficience peuvent souvent être obtenus en modifiant à coût zéro ou à très faible coût les pratiques agricoles et de transformation existantes, a ajouté M. Mueller.

Les mesures qui peuvent être prises au niveau des exploitations incluent l'utilisation de moteurs plus économes en carburant, l'utilisation du compost et des engrais de précision, le monitorage de l'irrigation et la distribution ciblée de l'eau, l'adoption de pratiques agricoles sans labour et l'utilisation de variétés végétales et animales moins dépendantes des intrants.

Une fois que les denrées alimentaires ont été récoltées, l'amélioration du transport et des infrastructures, une meilleure isolation des installations de stockage, la réduction des emballages et du gaspillage alimentaire et des appareils de cuisson plus efficaces offrent la possibilité de réduire encore davantage la consommation d'énergie dans le secteur alimentaire.

Si l'on additionne les pertes au niveau de la ferme aux pertes post-récolte, environ un tiers de tous les aliments produits - et l'énergie qui a été dépensée - est perdu ou gaspillé, note le rapport de la FAO.

L'énergie renouvelable, un atout

Le rapport de la FAO souligne également l'énorme potentiel de l'agriculture à produire plus à partir d'une certaine quantité d'énergie et ce, afin de nourrir la planète et contribuer au développement rural.

"L'utilisation des ressources d'énergie renouvelable locales tout au long de la chaîne alimentaire peut contribuer à améliorer l'accès à l'énergie et à diversifier les revenus tirés de l'agriculture et de la transformation des aliments. Cela permet aussi d'éviter l'élimination des déchets, de réduire la dépendance à l'égard des combustibles fossiles, d'abaisser les émissions de gaz à effet de serre et de hâter, au bout du compte, l'avènement des objectifs du développement durable", selon le rapport.

Là où elles abondent, les ressources d'énergie solaire, éolienne, hydroélectrique, géothermique ou la biomasse doivent être utilisées comme substituts des combustibles fossiles dans l'agriculture et l'aquaculture. Elles peuvent également être utilisées dans le stockage et la transformation des aliments.

A titre d'exemple, les usines de sucre utilisent déjà les résidus de la canne à sucre pour la production simultanée de chaleur et de force motrice. Ce qu'on appelle les «déchets de traitement humide», notamment les rejets de tomate ou la pulpe lors de la transformation des fruits en jus, peuvent être utilisés dans les installations de digestion anaérobie pour produire du biogaz.

Déjà, des millions de petits digesteurs domestiques sont utilisés par les agriculteurs de subsistance dans le monde en développement pour produire du biogaz à usage domestique.

Des mesures énergiques sont nécessaires pour réduire les pertes alimentaires et améliorer l'efficacité énergétique de la chaîne agro-alimentaire.

Il est essentiel d'améliorer l'accès aux services énergétiques modernes pour les millions de personnes qui utilisent encore la biomasse d'une manière non traditionnelle comme énergie pour la cuisson et le chauffage.

Un travail de longue haleine

La transition vers un secteur agricole peu gourmand en énergie et sachant utiliser celle-ci à bon escient et en tirer le meilleur profit sera une «entreprise énorme» qui nécessitera une réflexion à long terme, mais elle doit d'ores et déjà commencer, souligne la FAO.

Au cours des travaux de la conférence de Durban sur le climat, la FAO plaide pour une alimentation intelligente quant à l'utilisation de l'énergie. 
Son approche se fonde sur trois piliers: (i) fournir un accès à l'énergie pour tous en mettant l'accent sur ​​les collectivités rurales, (ii) améliorer l'efficience énergétique à toutes les étapes de la chaîne d'approvisionnement alimentaire, et (iii) remplacer les combustibles fossiles par des systèmes d'énergie renouvelable dans le secteur alimentaire.   

La question clé d'actualité n'est pas ‘si ou quand devrions-nous commencer la transition vers des systèmes alimentaires intelligents vis-à-vis de l'énergie', mais plutôt ‘comment démarrer et faire des progrès graduels et constants?", a déclaré M. Mueller.
 


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ONE - BUSAN efficacité de l'aide

28 Novembre 2011 , Rédigé par APPA Publié dans #ONG-Associations.

 

POUR DIFFUSION IMMEDIATE 

LUNDI 27 NOVEMBRE 2011

 

L’avenir de l’aide : ONE veut des résultats à Busan pour plus de redevabilité

 

Paris  - Alors que les gouvernements du Nord et du Sud s'apprêtent à sa réunir en Corée du Sud pour débattre de l’avenir de l’aide au développement, l’organisation non gouvernementale ONE exige que les donateurs soient tenus responsables des promesses qu’ils font afin d’améliorer l’attribution de l’aide aux populations les plus démunies.

 

Six ans après la signature de la Déclaration de Paris, conçue pour améliorer la qualité et l’impact de l’aide, peu de progrès ont été réalisés. Le principal défi pour le quatrième Forum de haut niveau sur l’efficacité de l’aide, à Busan, consistera donc à demander des comptes aux donateurs quant à leurs engagements passés et à tracer une feuille de route pour enfin faire un suivi  transparent des progrès dans la lutte contre l’extrême pauvreté.

 

"Busan offre une réelle opportunité: celle de combler le fossé entre les mots et les actes. Les politiques sont spécialistes des effets d'annonce mais, une fois les micros et les cameras partis, souvent l'aide promise ne se matérialise pas. Il faut que cela cesse" a souligné le directeur de ONE France, Guillaume Grosso. 

 

Au-delà de l'aide publique, alors que les investissements privés se multiplient dans les pays du Sud, ces derniers peinent souvent à en tirer parti pour sortir leur population de la pauvreté.   

 

"Les investissements privés, la richesse tirée des ressources naturelles et la fiscalité intérieure sont autant de sources de développement d’un pays, au même titre que l’aide traditionnelle.  Busan doit aussi se donner pour ambition de mieux coordonner les ressources pour  qu'elles servent réellement la lutte contre l’extrême pauvreté", a souligné Guillaume Grosso.

 

ONE appelle les pays réunis à Busan à prendre les engagements suivants :

·         Publier les données de l’aide régulièrement, selon des critères universels qui permettent de les comparer, conformément à l’Initiative de transparence de l’aide, d’ici à 2015

·         Rendre le processus budgétaire des pays en développement transparent

·         Soutenir les efforts afin que Parlements et société civile des pays en développement disposent des armes nécessaires pour demander des comptes à leurs gouvernements

·         Investir pour améliorer les statistiques et les systèmes d’évaluation des résultats des pays en développement

·         Mettre en place un cadre global pour évaluer les résultats de Busan, en s’appuyant sur les mécanismes de surveillance de Paris et d’Accra, et ainsi compléter les efforts menés par chaque pays

 

Notes aux rédacteurs :

1. ONE est une organisation mondiale de plaidoyer et de campagne, cofondée par Bono, qui lutte contre l’extrême pauvreté, essentiellement en Afrique. ONE est soutenue par plus de deux millions de personnes à travers la planète et compte plus de 45 000 membres en France. Pour plus d’information : www.one.org/fr

 

2. ONE est présent à Busan. Pour toute demande d’information ou d’interview merci de contacter Verena von Derschau au +33 6 31 22 89 68 ou verena.vonderschau@one.orgA Busan vous pouvez joindre Alan Hudson au +44 7557 265 484.

 

3. ONE a lancé en avril dernier la campagne « Living Proof. Transformer des vies. Ensemble.». L’objectif de cette campagne est de montrer que l’aide au développement efficace fait la différence dans les pays en développement et a un impact durable sur la vie quotidienne des plus démunis. Les vidéos de la campagne seront diffusées à Busan et sont visibles ici :  www.one.org/livingproof/fr

 

 

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Gabon : A quelques semaines de la CAN, le président Ali Bongo Ondimba inaugure le Stade de l’Amitié

28 Novembre 2011 , Rédigé par APPA

 

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE          République Gabonaise

             Union - Travail – Justice


 
 

 

 

Communiqué de presse officiel du service de presse de la Présidence de la République Gabonaise

 

A quelques semaines de la CAN, le président Ali Bongo Ondimba  inaugure le Stade de l’Amitié

 

Libreville, le 28 novembre 2011 – Au cours d’une cérémonie officielle, le Chef de l’Etat gabonais a inauguré hier, en présence de l’Ambassadeur de Chine au Gabon, Madame Li Fushun, le nouveau stade de compétition de Libreville qui accueillera la finale de la CAN 2012.

 

Une inauguration sous le signe de l’amitié

 

Démarré en janvier 2010, le stade de l’Amitié a été construit en 22 mois par le géant chinois Shanghai Construction. Plus de 600 ouvriers ont participé à la réalisation de cet édifice de 40000 places qui s’étend sur 330 000 m2.

 

L’originalité du stade tient de sa structure métallique en arc de cercle de 320 mètres de long, la plus grande d’Afrique, qui représente le pont d’amitié entre le Gabon et la Chine.

 

Ce projet est la concrétisation d’une collaboration forte entre le Gabon et la Chine dont les relations diplomatiques datent de 1974.

 

Cette inauguration a été marquée par un match amical opposant les sélections nationales des moins de 20 ans du Gabon et de la Chine.

 

Hormis les compétitions de football, le Stade de l’Amitié pourra accueillir d’autres rencontres sportives grâce à sa piste d’athlétisme, sa zone dédiée au saut en longueur et au triple saut ainsi qu’à ses terrains de basketball, volleyball, handball et tennis. Tout a été fait pour que les jeunes gabonais puissent profiter de ces infrastructures pour y développer leurs performances sportives.

 

Un pays prêt pour la CAN

 

Afin de pouvoir accueillir la Coupe d’Afrique des Nations Orange 2012 du 21 janvier au 12 février 2012, deux stades de compétition, six stades d’entrainements, un complexe sportif, six résidences pour les joueurs, deux hôtels pour les médias et trois hôtels pour les invités ont été construits ou rénovés à Libreville et Franceville, 2e ville de compétition du Gabon. 6 500 chambres d’hôtels ont été identifiées ainsi que 2 400 chez l’habitant.

 

Dans les deux villes, les derniers travaux sont en cours de finalisation. La nouvelle pelouse du stade de l’Amitié sera posée d’ici la fin de l’année afin d’être fin prête pour le début de la compétition. Le Stade de Franceville, d’une capacité de 22000 places, sera inauguré en décembre.

A Libreville, les trois échangeurs visant à fluidifier la circulation, seront livrés fin décembre, tout comme l’Institut de Cancérologie d’Angondjé (situé près du stade de l’Amitié) et le Centre Hospitalier Universitaire de Libreville.

 

Le COCAN, de son côté, affine ses plans de travail avec ses différentes commissions. Le match Gabon/Brésil du 10 novembre dernier et le match d’inauguration ont été d’excellents tests grandeur nature à la préparation de la CAN. Tout est mis en œuvre pour que cet événement soit une belle réussite.

 

C’est un pays en pleine effervescence qui s’apprête à accueillir cette 28 édition de la Coupe d’Afrique des Nations.

 

La politique du Gabon Emergent

Depuis l’élection du Président Ali Bongo Ondimba en septembre 2009, le Gabon est entré dans une ère de changement grâce à une ambitieuse politique de réformes. Longtemps dépendant de ses exportations de matières premières, le Gabon est aujourd’hui déterminé à diversifier son économie et devenir un pays émergent à l’horizon 2025 grâce à une stratégie de développement durable baptisée  Gabon Emergent. Cette stratégie repose sur trois piliers :

·       le Gabon Vert pour valoriser durablement le  formidable écosystème gabonais - 22 millions d’hectares de forêt, 1 million d’hectares de terres agricoles exploitables, 13 parcs nationaux, 800 kilomètres de littoral maritime – à travers l’industrie du bois, l’agriculture et l’écotourisme ;

·       le Gabon Industriel pour promouvoir la valorisation locale des matières premières, l'exportation de produits à forte valeur ajoutée et la diversification de l’économie nationale ;

·       le Gabon des Services pour valoriser les ressources humaines gabonaises avec l’objectif de devenir une référence régionale dans les services financiers, les nouvelles technologies de l’information, les métiers de l’économie verte, de l’enseignement supérieur et de la santé.

 

Concrétisation de la politique de réformes et d’ouverture du pays, le Gabon a attiré plus de quatre milliards de dollars d’investissements directs étrangers en 2010 dans le cadre de la signature de contrats avec des entreprises américaines, asiatiques et européennes.

 

 

Pour plus d’information, merci de visiter www.presidentalibongo.com ou contacter www.cocom.rggov.org

 

 

 Si vous avez besoin de photos supplémentaires, n'hésitez pas à nous contacter.

 

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CADE : La rentabilité des investissements en Afrique.

23 Novembre 2011 , Rédigé par APPA Publié dans #ONG-Associations.

INVITATION à la prochaine rencontre-débat de la CADE !!!

 

                          CADE

   Coordination pour l'Afrique de Demain

 

http://www.afrique-demain.org

 

vous invite dans le cadre du cycle III :

 

 « Valoriser et transformer les potentiels de l’Afrique en richesses réelles » 

 

à la première rencontre-débat sur :

 

« La rentabilité des investissements en Afrique  »

 

 

Intervenants : Paul-Harry Aithnard,  Joël Krief et Yves Ekoué Amaïzo

 

 

Animation : Anaïs Dubois et Roland Portella

 

Jeudi 8 décembre 2011 de 17h45 à 19h45

 

 

Ecole Nationale d’Administration (ENA)

amphithéâtre Parodi

 

2, avenue de l'Observatoire - Paris 6ème

( RER B : Luxembourg, Bus : 38 et 82 )

 

Si vous souhaitez assister à cette rencontre-débat, nous vous invitons à vous

inscrire, via le formulaire prévu à cet effet sur  le site de la CADE en cliquant 
dans le cadre jaune ci-dessous ou envoyez-nous un courriel : cade@afrique-demain.org

 

Zone de Texte: Cliquez ici pour vous inscrire maintenantZone de Texte: Télécharger l’invitation

 

 

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Sur la Route du Gabon et du Ghana... avec le Petit Futé

23 Novembre 2011 , Rédigé par APPA Publié dans #Parution-Médias.


Communiqué de Presse
  
2 nouveaux Country-Guides au Petit Futé


Avec plus de 180 titres, dont 90 exclusifs :  les Country-Guides du Petit Futé,
la plus importante collection francophone du marché !


23 novembre 2011
      
Destination Ghana : Le Ghana compte parmi les pays d’Afrique de l’Ouest qui s’étendent entre océan Atlantique et Sahel et font ainsi la jonction entre deux mondes : l’Afrique équatoriale et l’Afrique subsaharienne. Ancienne colonie anglaise, célèbre pour son or et appelée « Gold Coast », qui est aussi tristement connue pour ses centres de déportation d’esclaves aux XVII-XVIIIe siècles, le Ghana est souvent méconnu des francophones. Pourtant, c’est l’un des pays du golfe de Guinée les plus accessibles. Ne connaissant pas les problèmes ethno-politiques de ses voisins, doté d’une économie solide pour des standards africains, c’est un territoire où l’on peut se déplacer librement. Pays peu voué au tourisme, on y découvrira des villes et villages imprégnés à la fois de traditions monarchiques, de modernité post-coloniale et de tranquilité toute africaine. On pourra s’immerger dans d’immenses marchés fourmillants, goûter une gastronomie épicée et des fruits tropicaux, comprendre comment des systèmes traditionnels peuvent fonctionner au sein d’un Etat moderne et, tout simplement, découvrir un visage quotidien de vies ouest-africaines. Bordé par l’océan Atlantique, le Ghana possède de jolies plages bordées de palmiers et d’innombrables ports de pêches couverts de filets et de barques dont le départ, le retour et la réparation marquent les heures de la journée. Le pays possède de larges et verts espaces de plaines tropicales en son centre, à l’est des petits reliefs et au nord la brousse subsaharienne où s’élèvent de curieux palais de terre qui annoncent le Sahara. Avec une culture chrétienne teintée d’animisme au sud, terre d’islam au nord, le Ghana connaît la coexistence d’influences diverses, que ce soit dans la très moderne Accra, dans le traditionnel pays Ashanti ou dans les territoires reculés de son grand Nord. Le Ghana est doté d’un patrimoine architectural aux tristes échos historiques, celui des forts européens d’où partait, jusqu’au XIXe siècle, la traite des nègres. On peut aujourd’hui y pratiquer du « tourisme mémoriel » pour mieux comprendre ce qu’a été le commerce triangulaire. Le pays est riche de grandes traditions autochtones, notamment en pays Ashanti, et de multiples festivals et rituels qui y expriment tout au long de l’année une culture liée aux traditions monarchiques locales. On le connaît enfin mondialement pour son or et son artisanat, ses perles et son tissu de Kente. Terre de marchés, dont le célèbre marché de Kumasi, le plus grand d’Afrique de l’Ouest, on pourra voir de près ce système d’échanges qui façonne encore l’Afrique contemporaine. A chacun de se faire sur place son idée ce ce pays que l’on ne connait souvent que pour son équipe de football...

GHANA 2012-2013 - Le Petit Futé - 240 pages - Edition N°14 - Prix public : 14,95 €

Une chaleur moite, le soleil se devine derrière un ciel bas et voilé, une ambiance chaude vous enveloppe… Vous voilà arrivé au Gabon. L’aéroport de Libreville n’est plus au bout de cette piste en latérite que Brouillet inaugurait au début des années 1950, et déjà les porteurs sont à l’affût du voyageur trop encombré par ses nombreux bagages. Le Gabon, pays d’Afrique centrale bordé de part et d’autre par l’océan et le Congo-Brazzaville, s’apprête à accueillir le touriste venu à la recherche des vestiges d’une nature que l’on croyait disparue. A l’heure où profit, rentabilité et technologie hantent notre planète, il existe pourtant des lieux où nature vierge et tradition ont encore droit de cité sans s’exclure de la modernité. Non, le Gabon n’est pas qu’une géante plate-forme pétrolière ! Par-delà les bruits de la ville, à peine sorti des quartiers de la capitale, le voyageur est surpris par la proximité de la forêt. Très vite, de l’ouest à l’est, des paysages défilent à perdre haleine. La forêt, mais aussi les plaines verdoyantes et vallonnées baignées par d’innombrables cours d’eau, les cimes des arbres et des montagnes au sommet desquelles s’accroche la brume après l’orage, les oiseaux multicolores, les fleurs, les fleuves, les lagunes et les mangroves… Terres sauvages où gorilles et pachydermes ont trouvé refuge. Territoire de la diversité, terre de civilisation, pays béni par la nature ! Dans une sous-région mouvementée, le Gabon et sa population font preuve depuis des décennies d’une belle sérénité. Le peuple gabonais se distingue par un pacifisme déconcertant et le Gabon fait partie de ces pays en perpétuel devenir, où le climat équatorial rend fragile toute construction et où la vie est un éternel recommencement. Les hommes de ce pays savent qu’ils appartiennent à cette unité mystique intimement liée au monde végétal, animal et astral et qu’ils se doivent d’obéir à ses lois. Est-ce la raison pour laquelle les cultes des ancêtres perdurent ici comme un point d’ancrage fondamental où fusionnent passé, présent et futur ? Tous les visiteurs seront touchés par la beauté des masques punu, batéké ou obamba, statues et reliquaires fang ou tsogo, témoins de ces rites. Bienvenue au pays des arts premiers ! A l’instar de l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), cette 3e édition marque, nous l’espérons, un virage important pour le tourisme au Gabon. Jamais les signaux d’une volonté politique de développement de ce secteur n’ont été aussi forts. Même si au premier coup d’œil le Gabon demeure une destination potentiellement extraordinaire et a contrario complexe à découvrir, les projets en cours invitent à l’optimisme pour les années à venir !

GABON Sao Tomé Principe 2012-2013 - Le Petit Futé -384 pages - Edition N°3 - Prix public : 15,95 €
 
Les Country-Guides du Petit Futé.
Lancés en 1992, les Country Guides du Petit Futé sont des guides de voyage sur les pays étrangers. Lancée au rythme d’une nouveauté par mois, cette collection se démarque de ses concurrents ne serait-ce par sa force éditoriale faite «d’auteurs du cru» : à chacune des destinations proposées, un auteur attitré ! De plus, les Country guides ne cessent d’investir de nouveaux horizons et proposent aujourd’hui encore des destinations sur lesquelles aucun guide n’existe. Ainsi, après 19 ans de travail et 184 destinations (dont plus de 90 exclusives), les Country Guides sont la plus importante collection francophone en nombre de titres... et le défrichage continue comme en témoigne ces nouvelles éditions 2011 !





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