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Opinion Africaine

4ème Conseil des Ministres délocalisé à Makokou - Ecoute et compréhension locale pour un meilleur développement national

31 Mars 2011 , Rédigé par APPA

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE                     République Gabonaise

                                                                                                         Union - Travail – Justice                                                                     

            

 

                

                                                         

 

 

 

 
Communiqué de presse officiel du service de presse de la Présidence de la République Gabonaise

 

 

Ecoute et compréhension locale pour un meilleur développement national

 

 

Makokou, 30 mars 2011 - C’est à Makokou, chef lieu de l’Ogoué-Ivindo que le Président Ali Bongo Ondimba a décidé de réunir le gouvernement pour le 4e Conseil des Ministres décentralisé, mercredi 30 mars 2011. Après Port-Gentil, Oyem et Tchibanga, ce sont les populations de cette région qui ont pu rencontrer et échanger avec le Chef de l’Etat. Un moyen pour le Président de discuter des différentes préoccupations locales des habitants tout en faisant un point sur sa politique d’émergence engagée depuis son élection.

 

Coopération étrangère

 Ce conseil des ministres a commencé par un bilan de la visite du Président turc à Libreville les 24 et 25 mars, qui s’est conclue par un renforcement de la coopération diplomatique et économique entre les deux pays. Quatre accords ont été signés dans les domaines de la diplomatie, la formation militaire, la suppression des visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques et le tourisme. Une lettre d’intention a été signée entre le gouvernement gabonais et des investisseurs turcs pour la construction de 5000 logements en 2013. Ces accords s’inscrivent en droite ligne de la politique d’investissement et de diversification des partenariats économiques souhaitée par le Président Ali Bongo Ondimba.

 

Politique intérieure

Concernant les finances publiques, afin de mieux cerner les flux financiers  issus de l’industrie pétrolière et renforcer sa bonne gouvernance,  un audit du secteur pétrolier va être effectué. Il permettra d’auditer l’efficacité des pratiques opérationnelles en matière technique, économique, juridique et fiscale  mais aussi d’auditer les opérations d’exploration, de production, d’exportation et de commercialisation des opérateurs du secteur. Enfin, il servira à effectuer une étude comparative des contrats des concessions et de partage des profits entre les sociétés pétrolières et le gouvernement. Une comparaison avec différents pays sera faite et permettra de savoir si les termes des contrats sont avantageux pour le Gabon

 

En matière de politique de l’emploi, il a été décidé d’établir une législation concernant les modalités d’emploi des travailleurs étrangers au Gabon. Il s’agit de définir des critères objectifs d’adéquation entre l’offre et l’emploi. A qualifications et compétences égales, les entreprises devront favoriser l’emploi des Gabonais et s’assurer d’un transfert de compétences nationales.

 

Au niveau du secteur des Mines et des Hydrocarbures, la création de la Société Nationale des Hydrocarbures du Gabon (Gabon Oil Company) et celle de la compagnie Nationale des mines (Compagnie Équatoriale des Mines) sont désormais effectives. Elles permettent au Gabon de se doter d’outils de développement pouvant traduire dans les faits la politique du Gouvernement dans ces secteurs à fort potentiel.

 

Dans le domaine de l’agriculture, en vue d’atteindre l’autosuffisance alimentaire souhaitée par le Président dans sa politique de l’émergence,  six fermes agro-pastorales seront créées sur l’ensemble du territoire. Elles permettront une plus grande disponibilité des produits sur le marché, une baisse des prix et une vulgarisation des techniques modernes d’élevage et d’agriculture grâce à la formation. Autour de ces fermes seront construits des villages modernes  et des centres socio-éducatifs.

 

Au sujet de la formation, le Président  a réaffirmé que le Gabon émergent exige une formation de qualité et compétitive, liée aux besoins des entreprises et industries gabonaises. Dans un souci de bonne gouvernance, un audit  sur la gestion des bourses et stages a été réalisé et a révélé de nombreux disfonctionnements. Afin de palier à cela, l’Agence Nationale de Bourses et Stages sera créée. Elle aura pour objectif d’orienter les étudiants afin de s’assurer de l’adéquation entre la formation, dans des établissements fiables, et l’emploi. Elle servira aussi à maîtriser le circuit des dépenses afin d’éviter les désagréments rencontrés par des étudiants comme le retard du paiement des bourses et des frais de scolarité.

 

Développement de l’Ogoué-Ivindo

S’agissant de la province de l’Ougoué Ivindo, plusieurs actions seront entreprises, notamment au niveau routier. Les travaux des tronçons Lalara- Koumameyong et celui de Koumameyon-Ovan débuteront en juillet 2011. D’autres sont en cours de recherche de financement. Il s’agit des tronçons Koumameyong-Boué, Ovan-Makokou et Makokou-Mékambo. Toujours en ce qui concerne les transports, l’étude en vue de la construction du tronçon chemin de fer Boué-Bélinga a été lancée. Elle contribuera à une meilleure évaluation des coûts liés au projet Bélinga.

 

Concernant l’éducation, le président a réaffirmé sa décision de construire une annexe de l’Université Omar Bongo à Boué. Cette annexe sera destinée à la formation des premiers et seconds cycles quand l’UOB se spécialisera dans les formations doctorantes. Dans le même domaine, un lycée Technique et Professionnel est en cours de création à Makokou. Le Président a également décidé la création de l’Ecole des Métiers du Bois de Boué dans la perspective de la Cité verte et de l’éducation.

 

  

Au final, tout comme ce fut le cas à Port-Gentil, à Oyem et à Tchibamga, cette visite a permis au Président Ali Bongo Ondimba de se rapprocher des populations de l’Ogoué-Ivindo, d’être à leur écoute et de les sensibiliser à sa politique d’émergence. L’objectif du chef de l’Etat est de faire comprendre sa politique de changement afin de remporter l’adhésion de tous pour aider au développement du pays.

 

FIN

 

 

 

La politique du Gabon Emergent

Depuis l’élection du Président Ali Bongo Ondimba en septembre 2009, le Gabon est entré dans une ère de changement grâce à une ambitieuse politique de réformes. Longtemps dépendant de ses exportations de matières premières, le Gabon est aujourd’hui déterminé à diversifier son économie et devenir un pays émergent à l’horizon 2025 grâce à une stratégie de développement durable baptisée  Gabon Emergent. Cette stratégie repose sur trois piliers :

·        le Gabon Vert pour valoriser durablement le  formidable écosystème gabonais - 22 millions d’hectares de forêt, 1 million d’hectares de terres agricoles exploitables, 13 parcs nationaux, 800 kilomètres de littoral maritime – à travers l’industrie du bois, l’agriculture et l’écotourisme ;

·        le Gabon Industriel pour promouvoir la valorisation locale des matières premières, l'exportation de produits à forte valeur ajoutée et la diversification de l’économie nationale ;

·        le Gabon des Services pour valoriser les ressources humaines gabonaises avec l’objectif de devenir une référence régionale dans les services financiers, les nouvelles technologies de l’information, les métiers de l’économie verte, de l’enseignement supérieur et de la santé.

 

Concrétisation de la politique de réformes et d’ouverture du pays, le Gabon a attiré plus de quatre milliards de dollars d’investissements directs étrangers en 2010 dans le cadre de la signature de contrats avec des entreprises américaines, asiatiques et européennes.

 

 

Pour plus d’information, merci de visiter www.presidentalibongo.com ou contacter www.cocom.rggov.org


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