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Opinion Africaine

Ali Bongo Ondimba réaffirme son engagement dans la lutte contre les changements climatiques

12 Mai 2011 , Rédigé par APPA

 

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE                     République Gabonaise

                                                                                                         Union - Travail – Justice                                                                     

          

 

                

                                                         

 

 

 

 

Communiqué de presse officiel du service de presse de la Présidence de la République Gabonaise

 

Ali Bongo Ondimba réaffirme son engagement dans la lutte contre les changements climatiques

 

Libreville, 11 mai 2011. « Les changements climatiques, la lutte contre la perte de la biodiversité, tous ces problèmes sur l’environnement d’une manière générale constituent aujourd’hui, à cause de leurs forts impacts sur notre vie au quotidien, des questions politiques, économiques et géopolitiques majeures… La lutte contre les changements climatiques n’est pas un choix. Elle s’impose à nous ; elle est devenue inévitable dans la mesure où nous en subissons au quotidien les conséquences néfastes. Alors, au lieu de la subir, saisissons-en les opportunités », a déclaré le président de la République Gabonaise Ali Bongo Ondimba lors de la tenue, dans la salle d’apparat de la présidence de la République, de la deuxième réunion du Conseil National Climat.

 

L’ordre du jour de cette rencontre portait sur les enjeux liés aux changements climatiques ainsi que sur l’état d’avancement des travaux du Plan Climat du Gabon et les perspectives.

 

À la suite des engagements pris à Copenhague en décembre 2009 lors de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP 15), le président Ali Bongo Ondimba avait décidé de la mise en place d’un Conseil National Climat. Cette structure a pour mission l’élaboration et l’orientation stratégique de la politique nationale en matière de changements climatiques, avec pour objectif final de formuler un Plan Climat National.

 

 

Participants et intervenants

 

Environ deux cents personnes ont effectué le déplacement, en tête desquelles le Premier ministre et les membres du gouvernement, les présidents des institutions constitutionnelles, les chefs du corps diplomatique accrédités au Gabon, les représentants de la société civile, des représentants du secteur privé et des partenaires au développement.

 

Le premier intervenant, M. Etienne Massard Kabinda, conseiller spécial du chef de l’État et président du Comité de gestion du Conseil National Climat, a d’abord tenu à expliquer la mise en place d’un plan climat. De son point de vue, une vision, des enjeux globaux, une opportunité économique, la vulnérabilité de l’écosystème ou des populations peuvent être des facteurs qui jouent en faveur du lancement d’un plan stratégique sur le climat.

 

Dans cette optique, les objectifs à atteindre sont les suivants : remédier et anticiper la vulnérabilité du territoire et des populations aux effets des changements climatiques ; lutter contre les changements climatiques ; accompagner la politique de développement du gouvernement grâce à une approche intégrée ; respecter les engagements internationaux pris par le Gabon.

 

Lors de sa présentation, M. Massard a insisté sur la vulnérabilité du Gabon face aux changements climatiques, et plus précisément à l’impact de la montée des eaux sur la zone littorale. Le Gabon compte en effet plus de 800 kilomètres de côtes sur lesquelles se concentrent plus des deux tiers de la population et la majorité des activités économiques du pays. Selon des relevés effectués à Port-Gentil par le CNDIO (Centre National des Données et Informations Océanographiques), le trait de côte dans la zone de l’Ile Mandji aurait reculé de 4 mètres par an de 1958 à 2008, soit 200 mètres en 50 ans. Si ce rythme venait à s’accélérer, cette côte risquerait de perdre jusqu’à 10 mètres par an. Les conséquences des changements climatiques auront donc un impact économique et social important sur le Gabon, nécessitant de repenser la politique d’urbanisation et le plan d’occupation des sols.

 

M. Massard a également insisté sur le fait que l’ambition de développer un Plan Climat pour le Gabon pourra aboutir uniquement si les différents acteurs s’attèlent à en respecter le calendrier d’élaboration. L’objectif est de pouvoir présenter une première version de ce Plan climat lors de la 17ème Conférence des Parties sur les changements climatiques à Durban, en Afrique du Sud.

 

Diagnostic national

 

Dans l’immédiat, la première phase pour l’élaboration du Plan Climat consiste à :

-        Etablir un diagnostic territorial des émissions de gaz à effet de serre sur trois secteurs : énergie, hydrocarbures et mines, forêts ;

-        Analyser les politiques sectorielles publiques au regard de l’atténuation et de l’adaptation aux changements climatiques ;

-        Analyser la faisabilité de modéliser les émissions et absorptions de gaz à effet de serre en fonction des scénarios de développement ;

-        Faire la synthèse des études sur la vulnérabilité du Gabon face aux conséquences des changements climatiques et cartographier les actions et financements prévus ;

-        Pré-évaluer économiquement les mesures actuelles et à venir sur les trois secteurs clés en terme d’atténuation et d’adaptation;

-        Pré-évaluer en terme de tonnes de carbone évitées pour les principales politiques et mesures identifiées ;

-        Définir un programme national, le Plan Climat, qui sera présenté à Durban en décembre 2011.

 

Outils disponibles

 

Dans ce combat avant-gardiste que mène le Gabon, les avancées ne sont pas négligeables. Ainsi, un certain nombre d’outils sont déjà disponibles, avec l’appui des partenaires comme les États-Unis, le Brésil et la France. Il s’agit notamment de :

-        l’outil bilan carbone, mis à disposition par l’Agence française de développement (AFD) ;

-        l’Agence gabonaise d’étude et d’observation spatiale (AGEOS), grâce à laquelle le suivi des forêts et l’observation des espaces terrestres et maritimes se feront par satellite.

 

Partenariat international

 

À la suite de M. Etienne Massard, les ambassadeurs des États-Unis, Eric Benjaminson, et de la France, Jean-François Desmazières, se sont félicités du positionnement du Gabon sur la lutte contre les changements climatiques. Ils ont ainsi réaffirmé l’engagement de leurs pays à ajouter à cet effort collectif des appuis diversifiés. Ils seront présents à travers une assistance technique et financière pour le renforcement des capacités des acteurs. La France ainsi participe à la mise en place d’AGEOS. Les Etats-Unis apportent une contribution à travers le programme LEDS (amélioration de la capacité d’élaboration de stratégies de développement à faible émissions). Le Gabon fait partie des 5 premiers pays dans le monde à avoir été sélectionnés dans le cadre de ce programme.

 

Anticiper plutôt que réagir

 

Le président Ali Bongo Ondimba a clôturé cette deuxième réunion du Conseil National Climat en relevant le retard pris dans l’élaboration du Plan Climat du Gabon et en appelant chacun à se mobiliser pour la réussite de ce projet.

 

« Anticiper plutôt que réagir doit désormais être la règle. […] L’avenir se prépare aujourd’hui. […]La mutualisation des efforts est la garantie du succès. […] Ce combat n’est pas seulement le nôtre ; il est celui de nos enfants et de nos petits-enfants. […]Face à nos responsabilités, chacun d’entre nous doit désormais faire partie de la solution. »

 

FIN

 

La politique du Gabon Emergent

Depuis l’élection du Président Ali Bongo Ondimba en septembre 2009, le Gabon est entré dans une ère de changement grâce à une ambitieuse politique de réformes. Longtemps dépendant de ses exportations de matières premières, le Gabon est aujourd’hui déterminé à diversifier son économie et devenir un pays émergent à l’horizon 2025 grâce à une stratégie de développement durable baptisée  Gabon Emergent. Cette stratégie repose sur trois piliers :

·        le Gabon Vert pour valoriser durablement le  formidable écosystème gabonais - 22 millions d’hectares de forêt, 1 million d’hectares de terres agricoles exploitables, 13 parcs nationaux, 800 kilomètres de littoral maritime – à travers l’industrie du bois, l’agriculture et l’écotourisme ;

·       le Gabon Industriel pour promouvoir la valorisation locale des matières premières, l'exportation de produits à forte valeur ajoutée et la diversification de l’économie nationale ;

·       le Gabon des Services pour valoriser les ressources humaines gabonaises avec l’objectif de devenir une référence régionale dans les services financiers, les nouvelles technologies de l’information, les métiers de l’économie verte, de l’enseignement supérieur et de la santé.

 

Concrétisation de la politique de réformes et d’ouverture du pays, le Gabon a attiré plus de quatre milliards de dollars d’investissements directs étrangers en 2010 dans le cadre de la signature de contrats avec des entreprises américaines, asiatiques et européennes.

 

 

Pour plus d’information, merci de visiter www.presidentalibongo.com ou contacter www.cocom.rggov.org

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